Par Baptiste Nava, expert-comptable inscrit à l’Ordre. Rédigé le 2 novembre 2026. Lecture : 12 min.
L’essentiel à retenir
La CARMF chiffre à 215 912 € le revenu moyen 2024 d’un anesthésiste libéral, cotisations obligatoires payées : près de 17 400 € par mois avant impôt.
À l’hôpital, la grille donne environ 3 700 € à 7 700 € nets par mois ; l’anesthésie ouvre aussi la prime d’engagement de carrière hospitalière, jusqu’à 30 000 € bruts pour un assistant ou un contractuel.
Les repères à garder en tête :
- En 2007, l’anesthésie avait le taux de charges le plus bas des spécialités : 34,1 % des recettes (DREES).
- Depuis 2025, l’OPTAM-ACO est ouvert aux anesthésistes, avec un modificateur « 3 » de 8 %.
- La garde de nuit à l’hôpital est indemnisée 422,03 € bruts depuis 2024.
- L’infirmier anesthésiste (IADE) est payé de 2 215,25 € à 3 785,62 € bruts par mois, hors primes.
Ce que nous entendons toutes les semaines
Assistant en anesthésie, on me propose de rejoindre une société d’anesthésistes en clinique. Combien vais-je toucher la première année ?
La réponse Contomed : Le revenu d’un associé dépend du programme opératoire que sert la société et de ce qu’elle reverse à la clinique : nous partons de ses comptes, du prix des parts et de votre quote-part pour chiffrer vos deux premières années, à comparer à votre poste d’assistant.
Avec 215 912 € de revenu moyen déclaré à la CARMF en 2024, l’anesthésiste-réanimateur libéral dépasse le chirurgien (195 329 €). Ce montant n’est pas un brut : les cotisations obligatoires en sont sorties, et il ne manque que la CSG et la CRDS non déductibles pour arriver à environ 17 400 € par mois avant impôt. À l’hôpital public, un praticien hospitalier anesthésiste touche environ 3 700 € nets par mois au premier échelon et 7 700 € au dernier, hors indemnités et gardes. Selon notre estimation, le revenu libéral va d’environ 157 000 € en Bretagne à 264 000 € en Île-de-France. Attention à l’homonymie : l’infirmier anesthésiste exerce un autre métier, payé sur une autre grille, que nous présentons aussi.
À l’hôpital : grille, gardes et prime d’engagement
Le tableau ci-dessus reprend la grille nationale des médecins hospitaliers, la même pour toutes les spécialités et sans revalorisation depuis juillet 2023, avec le net que nous calculons à partir des cotisations salariales de 2026. Il la place à côté de celle des infirmiers anesthésistes, pour lever une confusion fréquente.
L’anesthésie-réanimation fait partie des trois spécialités, avec la psychiatrie et la radiologie, pour lesquelles la prime d’engagement de carrière hospitalière est ouverte au titre des difficultés de recrutement. Trois montants existent (10 000, 20 000 ou 30 000 € bruts selon la tension sur le poste dans l’établissement), réservés aux assistants et praticiens contractuels qui signent un engagement de carrière hospitalière ; le praticien déjà nommé n’y a pas droit.
La permanence des soins compte beaucoup dans la spécialité : chaque nuit, dimanche ou jour férié de garde est indemnisé 422,03 € bruts depuis le 1er janvier 2024, et la période de temps de travail additionnel 335,60 €. S’ajoute, pour qui n’exerce pas du tout en libéral, une indemnité de service public exclusif de 1 010 € bruts mensuels.
Avant la nomination : internat et assistanat
Pendant ses cinq ans d’internat, le futur anesthésiste suit la grille unique des internes, qui monte de 19 406,35 € à 28 448,22 € bruts annuels ; les quatre premiers semestres ajoutent une indemnité de sujétions de 435,18 € par mois. Un interne de première année touche ainsi environ 1 600 € nets mensuels, gardes non comprises. Le poste d’assistant spécialiste qui suit débute à 33 643,13 € bruts par an, près de 2 300 € nets par mois.
Le conseil d’expert
Si vous hésitez entre un poste d’assistant et une installation rapide en clinique, faites entrer la prime d’engagement dans le calcul : jusqu’à 30 000 € bruts, versés en deux fois, contre l’engagement de poursuivre à l’hôpital.
Baptiste Nava, expert-comptable Contomed
Salaires de grille à l’hôpital public en 2026 : médecin anesthésiste ou IADE
| Statut et échelon | Brut mensuel | Net estimé |
|---|---|---|
| Praticien hospitalier, 1er échelon | 4 634 € | 3 700 € |
| Praticien hospitalier, 13e échelon | 9 368 € | 7 700 € |
| Assistant spécialiste, 1re et 2e années | 2 804 € | 2 300 € |
| Infirmier anesthésiste (IADE), 1er échelon | 2 215,25 € | non calculé |
| Infirmier anesthésiste (IADE), dernier échelon | 3 785,62 € | non calculé |
Infirmier anesthésiste : un autre métier, une autre grille
La recherche « salaire anesthésiste » mélange deux métiers. L’infirmier anesthésiste diplômé d’État, ou IADE, n’est pas médecin : à l’hôpital public, il est fonctionnaire et payé selon une grille indiciaire. Son traitement va de l’indice majoré 450 au premier échelon à l’indice 769 au dernier, soit 2 215,25 € à 3 785,62 € bruts par mois avec la valeur du point en vigueur depuis juillet 2023, primes et indemnités non comprises. Le médecin anesthésiste-réanimateur, lui, gagne de 4 634 € à 9 368 € bruts par mois comme praticien hospitalier, et davantage en libéral. La suite de cet article porte sur le médecin.
En libéral : peu de charges, un revenu élevé
En 2025, un anesthésiste-réanimateur libéral a facturé en moyenne 528 954 € d’honoraires, dont 171 552 € de dépassements, d’après l’Assurance maladie ; rapportés aux totaux de la profession, les dépassements pèsent 31,4 % des honoraires. En 2021, 58,2 % des anesthésistes libéraux exerçaient en secteur 2, et leur revenu libéral atteignait 166 000 € en secteur 1 contre 194 200 € en secteur 2, selon la DREES.
La spécialité se distingue par ses charges. En 2007, dernière mesure publiée par spécialité, la DREES relevait chez les anesthésistes le taux de charges le plus bas, 34,1 % des recettes, contre 47,2 % pour les chirurgiens. Les dépenses qui restent (redevance à la clinique, secrétariat, assurance, cotisations) se déduisent du bénéfice, comme le détaille notre guide des charges déductibles en BNC. Au total, les 3 912 anesthésistes cotisants ont déclaré en moyenne 215 912 € à la CARMF pour 2024. Ce revenu progresse : 199 612 € en 2022 pour 3 715 cotisants, soit 8,2 % de hausse en deux ans. La moyenne cache de forts écarts : en 2021, le revenu d’activité des 10 % d’anesthésistes les mieux rémunérés était 5,8 fois celui des 10 % les moins rémunérés, selon la DREES.
L’assurance en responsabilité civile professionnelle est obligatoire. L’Assurance maladie aide l’anesthésiste accrédité qui exerce en établissement, mais moins que le chirurgien : elle prend en charge 50 % de la part de la prime comprise entre 4 000 € et 9 800 € en secteur 1 ou avec l’option de pratique tarifaire maîtrisée, 35 % sans. L’exercice en société est fréquent : 34,9 % des anesthésistes travaillaient en société d’exercice libéral en 2021, et la part des dividendes exonérée de cotisations n’entre pas dans le revenu publié par la CARMF. Notre comparatif BNC ou SELARL et notre article sur la SELAS en santé en détaillent les conséquences.
Le conseil d’expert
L’aide de l’Assurance maladie à l’assurance responsabilité civile suppose d’être accrédité : sans accréditation, l’intégralité de la prime reste à votre charge. Vérifiez votre statut avant l’échéance du contrat.
Baptiste Nava, expert-comptable Contomed
OPTAM-ACO : l’option s’ouvre à l’anesthésie
Depuis le 1er janvier 2025, l’OPTAM-CO (chirurgie, obstétrique) est devenu l’OPTAM-ACO, avec un A pour anesthésie. L’option s’adresse aux anesthésistes de secteur 2 qui ont réalisé au moins 50 actes d’anesthésie-réanimation l’année précédant leur demande. L’adhérent s’engage sur deux taux calculés sur une période de référence, son taux de dépassement et sa part d’activité à tarif opposable ; ses patients sont remboursés au tarif du secteur 1, et ses actes d’anesthésie bénéficient d’un modificateur « 3 » de 8 %, qui remplace la prime autrefois versée aux anesthésistes adhérents.
Pour un anesthésiste, la contrepartie reste mesurée : le modificateur « 3 » majore ses actes de 8 %, quand le chirurgien adhérent bénéficie du modificateur K à 30 % depuis janvier 2026. L’option convainc de moins en moins : 49,7 % des anesthésistes de secteur 2 éligibles y adhéraient en 2024, 35,7 % en 2025, selon l’Assurance maladie. Son intérêt se calcule sur votre taux de dépassement réel et votre volume d’actes, pas sur une moyenne.
Du revenu déclaré au net avant impôt
Le revenu CARMF sert lui-même d’assiette aux cotisations de la caisse, une assiette que l’Urssaf qualifiait, avant la réforme de 2025, de « revenu net des cotisations sociales ». Pour un anesthésiste de secteur 2, le moteur public de l’Urssaf (barèmes 2026) chiffre ces cotisations et contributions à environ 97 900 € ; une fois retirée la part non déductible de la CSG et de la CRDS, il reste environ 208 800 € nets avant impôt. En secteur 1, l’Assurance maladie prend une partie des cotisations à sa charge, environ 54 300 € restent dus, pour un net voisin de 210 100 €. Pour refaire le calcul sur votre cas, utilisez notre simulateur URSSAF médecin, complété par notre guide des cotisations CARMF ; l’impôt fait l’objet de notre article sur l’impôt des BNC.
Le conseil d’expert
Pour vous situer par rapport à la moyenne, partez de votre propre déclaration à la CARMF, pas de vos honoraires : c’est le même revenu, cotisations obligatoires déjà retirées.
Baptiste Nava, expert-comptable Contomed
Bloc public ou bloc privé : l’écart de revenu

Au même périmètre, le net avant impôt, l’anesthésiste libéral moyen gagne plus de deux fois ce que touche un praticien hospitalier au dernier échelon. À l’hôpital, une carrière complète fait passer le net mensuel d’environ 3 700 € à 7 700 € en treize échelons ; en libéral, la moyenne nationale atteint environ 17 400 € dès que l’activité est installée. Les gardes réduisent l’écart à l’hôpital ; en libéral, le revenu suit le programme opératoire de la clinique et les choix de secteur. Les anesthésistes libéraux restent peu nombreux à cumuler : 19 % d’entre eux avaient aussi une activité salariée en 2021. Le chirurgien, avec qui l’anesthésiste partage le bloc, déclare en moyenne 195 329 € : le détail figure dans notre article sur le salaire d’un chirurgien.
Selon la région : notre estimation
Pour chaque région, nous ajustons le revenu national de la CARMF selon que les anesthésistes y facturent plus ou moins que la moyenne française en 2025 ; aucune statistique publique ne mesure directement ce revenu régional. L’Île-de-France arrive en tête, à environ 264 000 €, portée par 277 924 € de dépassements en moyenne ; la Bretagne ferme la marche, à environ 157 000 €, avec 47 865 € de dépassements. Le Grand Est suit de près, à environ 258 000 €, devant le Centre-Val de Loire et les Hauts-de-France, autour de 243 000 €. Les écarts tiennent d’abord aux dépassements : un anesthésiste francilien en facture en moyenne près de 6 fois plus qu’un anesthésiste breton.

Toutes les régions : revenu estimé des anesthésistes libéraux
| Région | Revenu libéral estimé | Honoraires facturés en 2025 |
|---|---|---|
| Île-de-France | 264 000 € | 646 794 € |
| Grand Est | 258 000 € | 631 231 € |
| Centre-Val de Loire | 243 000 € | 595 953 € |
| Hauts-de-France | 243 000 € | 594 985 € |
| Bourgogne-Franche-Comté | 235 000 € | 574 797 € |
| Auvergne-Rhône-Alpes | 220 000 € | 540 132 € |
| Nouvelle-Aquitaine | 209 000 € | 511 381 € |
| Occitanie | 200 000 € | 489 985 € |
| Pays de la Loire | 196 000 € | 478 973 € |
| Normandie | 191 000 € | 468 356 € |
| La Réunion | 186 000 € | 455 385 € |
| Provence-Alpes-Côte d’Azur | 168 000 € | 411 753 € |
| Corse | 158 000 € | 386 104 € |
| Bretagne | 157 000 € | 383 558 € |
L’anesthésie arrive dans le haut du classement de notre comparatif du salaire des médecins spécialistes libéraux, qui couvre toutes les spécialités. Chiffrer une installation en clinique, une association ou un départ de l’hôpital sur vos propres chiffres est le travail d’un expert-comptable pour médecin libéral ; notre guide de l’installation d’un médecin libéral reprend le calendrier des premières années, et un rendez-vous découverte de 15 minutes suffit pour démarrer.
Méthode et sources
- Hôpital. Arrêté du 8 juillet 2022 relatif aux émoluments des personnels médicaux des établissements publics de santé, version en vigueur (montants au 1er juillet 2023) ; arrêté du 30 avril 2003 modifié (gardes, temps de travail additionnel) ; arrêtés du 14 mars 2017 et du 23 janvier 2024 (prime d’engagement de carrière hospitalière). Net calculé par Contomed avec les taux de cotisations salariales de 2026, arrondi à la centaine d’euros.
- Infirmier anesthésiste. Décret n° 2021-1261 du 29 septembre 2021 (échelonnement indiciaire), décret n° 82-1105 (correspondance des indices bruts et majorés), décret n° 2023-519 (valeur du point au 1er juillet 2023). Traitement brut indiciaire, hors primes, indemnités et complément de traitement indiciaire ; net non calculé.
- Libéral. CARMF, revenus nets d’activité indépendante 2024 publiés le 29 janvier 2026 (3 912 cotisants en anesthésie-réanimation) ; Assurance maladie, data.ameli.fr, honoraires 2025 par territoire et adhésion à l’OPTAM ; DREES, Études et Résultats n° 1322 (revenus 2021) et document de travail n° 16 (charges 2007) ; code de la sécurité sociale, article D. 185-1 (aide à l’assurance).
- OPTAM-ACO. Convention médicale de 2024 et pages de l’Assurance maladie consacrées à l’option (critères d’adhésion, modificateur « 3 »).
- Du déclaré au disponible. Le revenu CARMF est traité comme déjà net des cotisations obligatoires, au sens de l’ancienne assiette sociale de l’Urssaf. Les cotisations viennent du moteur public de l’Urssaf en barèmes 2026, pour un anesthésiste installé depuis plusieurs années et sans versement facultatif ; l’OPTAM n’y est pas modélisé.
- Carte et tableau régionaux. Ordre de grandeur obtenu par l’écart des honoraires 2025 entre la région et la France, appliqué au revenu CARMF 2024 ; pas d’estimation sous 20 anesthésistes, nets régionaux en secteur 2.
Focus 2026 : ce qui change pour les anesthésistes
Trois évolutions à connaître cette année.
- Le modificateur « 3 » remplace la prime. Depuis 2025, les actes d’anesthésie des adhérents de l’OPTAM-ACO de secteur 2 sont majorés de 8 %.
- L’option recule. 35,7 % des anesthésistes de secteur 2 éligibles y adhéraient en 2025, contre 49,7 % en 2024 (Assurance maladie).
- Nouvelle assiette des cotisations. À partir des revenus 2025, un abattement de 26 % se substitue à la déduction des cotisations : la prochaine publication de la CARMF ne prolongera pas forcément la série actuelle.
Ce qui fausse les comparaisons de salaire en anesthésie
Quatre confusions reviennent sans cesse.
Confondre médecin et IADE
L’infirmier anesthésiste est payé sur une grille de la fonction publique, de 2 215,25 € à 3 785,62 € bruts par mois hors primes.
Oublier les gardes
À 422,03 € bruts la nuit depuis 2024, les gardes pèsent lourd dans la rémunération d’un anesthésiste hospitalier ; comparer la seule grille au libéral fausse le résultat.
Juger l’OPTAM-ACO sur l’ancienne prime
Depuis 2025, le modificateur « 3 » de 8 % remplace la prime versée aux anesthésistes adhérents : les calculs faits avant ne valent plus.
Oublier le secteur
En 2021, la DREES mesurait 166 000 € de revenu libéral en secteur 1 et 194 200 € en secteur 2.
Avant de prendre rendez-vous
Praticien hospitalier avec beaucoup de gardes, mon salaire réel dépasse largement la grille. Le libéral vaut-il encore le coup ?
La réponse Contomed : Nous comparons votre rémunération hospitalière réelle, gardes comprises, au revenu disponible d’une installation : honoraires, redevance, assurance, emprunt et cotisations, sur plusieurs exercices.
Nos services. Nous accompagnons les anesthésistes
Contomed suit des anesthésistes-réanimateurs libéraux et des praticiens qui quittent l’hôpital : prévisionnel, entrée dans une société d’anesthésistes, comptabilité et déclarations.
Trois missions reviennent le plus souvent :
- Prévisionnel d’association : Honoraires attendus selon le programme opératoire, redevance, assurance, parts de société et cotisations, traduits en revenu disponible.
- Choix de structure et d’option : Nom propre ou société, OPTAM-ACO ou secteur 2 libre : les options comparées sur votre activité réelle.
- Comptes et déclarations : Déclaration 2035 ou comptes de la société, répartition entre associés, provisions pour cotisations et impôt.
Tarifs clairs pour les anesthésistes
Nos forfaits démarrent à 75 € HT par mois pour la formule BNC standard et 85 € HT par mois pour celle qui ajoute le point à six mois, la déclaration 2042 et la réponse aux courriers de l’administration fiscale et des caisses. Pas de frais cachés, résiliation libre, sans engagement.
Les structures plus complexes, SEL, SPFPL, SCI et location meublée, relèvent de la formule sur-mesure, établie sur devis : la charge de travail dépend du montage, pas d’un forfait. La réponse chiffrée est remise sous 24 heures ouvrées après le rendez-vous. Prendre RDV découverte.
Combien coûte un expert-comptable pour votre situation ? Estimer mon tarif en trois questions.
Article à vocation informative, à jour à la date indiquée : les règles fiscales et sociales évoluent chaque année. Votre situation mérite un chiffrage personnalisé.
FAQ - Salaire d’un anesthésiste
Environ 17 400 € par mois avant impôt : la CARMF publie 215 912 € de revenu moyen pour 2024, déjà net des cotisations obligatoires. Notre estimation régionale va de 157 000 € à 264 000 € par an.
Depuis le 1er janvier 2024, une nuit, un dimanche ou un jour férié de garde est indemnisé 422,03 € bruts, une demi-nuit 211,01 € ; une période de temps de travail additionnel se paie 335,60 €. Ces montants s’ajoutent à la grille du praticien hospitalier, de 4 634 € à 9 368 € bruts par mois.
À l’hôpital public, l’infirmier anesthésiste est payé de 2 215,25 € à 3 785,62 € bruts par mois hors primes, le médecin praticien hospitalier de 4 634 € à 9 368 € bruts. En libéral, seul le médecin exerce.
Oui, depuis le 1er janvier 2025, pour les anesthésistes de secteur 2 ayant réalisé au moins 50 actes d’anesthésie-réanimation l’année précédente. Ils s’engagent sur leurs dépassements ; leurs actes d’anesthésie sont majorés de 8 %.
Oui, pour l’anesthésiste accrédité qui exerce en établissement : 50 % de la part de la prime comprise entre 4 000 € et 9 800 € en secteur 1 ou avec l’option de pratique tarifaire maîtrisée, 35 % sinon.