Barème 2026, réforme de l’assiette comprise, pour les médecins, chirurgiens-dentistes, sages-femmes et auxiliaires médicaux conventionnés.
- Reste avant impôt, par mois …
- Pris en charge par l’Assurance maladie …
- Bénéfice imposable estimé*ce que vous retrouverez sur votre 2035…
| Le détail, poste par poste | Par an |
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Un expert-comptable reprend vos chiffres réels et vous dit ce qui sera appelé, et quand.
Prendre rendez-vousQuestions fréquentes sur les cotisations 2026
Combien de cotisations paie un médecin libéral en secteur 1 ?
Pour un revenu avant cotisations de 100 000 € (150 000 € de recettes, 50 000 € de charges), les cotisations et contributions 2026 d’un médecin conventionné en secteur 1 atteignent environ 25 200 €, une fois déduite la part prise en charge par l’Assurance maladie, soit 13 800 €. La retraite versée à la CARMF en représente la plus grosse part, près de 16 800 €.
Qu’a changé la réforme de l’assiette sociale ?
Depuis la régularisation des revenus 2025, faite en 2026, les cotisations et la CSG-CRDS sont calculées sur une assiette unique : le revenu brut (recettes moins charges, sans déduire les cotisations sociales), diminué d’un abattement de 26 %. En 2026, cet abattement ne descend pas sous 846 € et ne dépasse pas 62 478 €. Les médecins et les auxiliaires médicaux conventionnés sont concernés.
Pourquoi une forte régularisation après la première année ?
Les deux premières années, l’Urssaf calcule les cotisations provisionnelles sur une base forfaitaire de 9 131 € (19 % du plafond de la Sécurité sociale), portée à 19 224 € pour les indemnités journalières. Les cotisations réelles sont ensuite recalculées sur le revenu déclaré, et l’écart est appelé l’année suivante, en plus des nouveaux provisionnels. Pour un médecin en secteur 1 dont le revenu avant cotisations atteint 100 000 € dès la première année, l’écart approche 12 000 €, et ce alors que la retraite complémentaire de la CARMF n’est pas due les deux premières années pour qui s’installe avant 40 ans. Cette dispense est propre à la CARMF : à la CARCDSF, la retraite complémentaire est due dès la première année, avec une réduction accordée sur demande lorsque le revenu de l’année précédente reste sous 85 % du plafond de la Sécurité sociale.
L’Assurance maladie prend-elle en charge une partie des cotisations ?
Oui pour les médecins conventionnés en secteur 1, les chirurgiens-dentistes, les sages-femmes et les auxiliaires médicaux conventionnés, sur le revenu tiré de l’activité conventionnée, hors dépassements : une partie de la cotisation maladie, les allocations familiales pour les médecins, et une partie de l’allocation supplémentaire vieillesse (les deux tiers pour les médecins). Chez les chirurgiens-dentistes, cette part dépend du « taux dentiste ». Non en secteur 2, OPTAM compris : la convention médicale de 2024 réserve cette participation au secteur 1.
Combien cotise une infirmière ou un kinésithérapeute à la CARPIMKO en 2026 ?
La retraite de base est de 8,73 % du revenu jusqu’à 48 060 €, plus 1,87 % jusqu’à 240 300 €. La complémentaire passe à 8,70 % du revenu compris entre 24 030 € et 144 180 € : la part forfaitaire disparaît, avec une cotisation minimale de 2 091 €. S’y ajoutent l’allocation supplémentaire vieillesse, 224 € plus 0,16 % du revenu conventionné (l’Assurance maladie paie le reste), et l’invalidité-décès, 1 022 €.
Combien cotise un chirurgien-dentiste libéral en 2026 ?
Pour 150 000 € de recettes et 50 000 € de charges, les cotisations et contributions 2026 d’un chirurgien-dentiste conventionné vont d’environ 27 200 € à 31 000 €, une fois déduite la part prise en charge par l’Assurance maladie. L’écart tient au « taux dentiste », qui commande cette prise en charge. La CARCDSF en représente la plus grosse part, de l’ordre de 11 500 € entre retraite de base, complémentaire, prestations complémentaires vieillesse et invalidité-décès.
Qu’est-ce que le « taux dentiste » ?
C’est le taux qui sert à calculer la part de votre cotisation maladie-maternité prise en charge par la CPAM. Il est pré-rempli sur votre déclaration de revenus professionnels et provient de votre relevé individuel d’activité et de prescriptions. Il rapporte vos dépassements d’honoraires, diminués des forfaits CMU remboursés, à vos actes remboursables augmentés de ces mêmes forfaits, et il est plafonné à 100 %. Plus il est bas, plus l’Assurance maladie prend en charge : sur l’exemple ci-dessus, passer de 100 % à 30 % fait gagner environ 2 000 €.
L’ACRE existe-t-elle encore en 2026 ?
Oui, mais elle s’est resserrée. Depuis le 1er janvier 2026, elle est réservée à certains profils, dont les demandeurs d’emploi, les bénéficiaires du RSA et les 18-25 ans, et doit être demandée. Elle exonère 25 % des cotisations tant que le revenu reste sous 75 % du plafond de la Sécurité sociale, puis diminue jusqu’à s’annuler au plafond. Le simulateur ne l’applique pas.
Relu par Baptiste Nava, expert-comptable, le 1ᵉr octobre 2026.
Méthode. Montants calculés avec le moteur de calcul public de l’Urssaf (celui de mon-entreprise.urssaf.fr), règles 2026 dans leur version du 23 septembre 2026, figée : plafond de la Sécurité sociale 48 060 €, assiette unique abattue de 26 %, participation de l’Assurance maladie pour les praticiens conventionnés en secteur 1 et les auxiliaires médicaux.
Hypothèses. Entreprise individuelle à la déclaration contrôlée, activité en métropole, sans ACRE, sans revenus de remplacement, toutes les recettes hors dépassements issues de l’activité conventionnée, installation avant 40 ans pour les médecins, « taux dentiste » laissé à 100 % tant que vous n’indiquez pas le vôtre. L’échéancier est simplifié : l’Urssaf appelle d’abord les provisionnels sur vos revenus d’il y a deux ans, puis les ajuste sur ceux de l’an dernier une fois déclarés.
Les deux revenus. Le « revenu avant cotisations » est vos recettes moins vos charges professionnelles, avant toute cotisation sociale : c’est la base de calcul de l’Urssaf et des caisses. Le « bénéfice imposable » est celui de votre déclaration 2035, une fois les cotisations déduites, la CSG-CRDS non déductible réintégrée.
* Estimation indicative. Les montants sont calculés à partir des seules informations que vous saisissez et des hypothèses ci-dessus. Ils ne tiennent compte ni de votre situation personnelle, ni des exonérations, dispenses ou majorations qui pourraient s’y appliquer, et peuvent différer des sommes réellement appelées par l’Urssaf et par votre caisse. Ce simulateur ne constitue pas une consultation et n’engage pas le cabinet : seul l’examen de votre dossier permet de chiffrer vos cotisations.