Installation médecin libéral 2026 : démarches et cotisations

23 octobre 2026

Par Marjorie Gonzalez, expert-comptable inscrite à l’Ordre. Rédigé le 23 octobre 2026. Lecture : 15 min.

L’essentiel à retenir

L’inscription au tableau de l’Ordre précède tout le reste : le conseil départemental a trois mois, à compter du dossier complet, pour statuer.

Depuis le 1er janvier 2026, trois aides forfaitaires remplacent les contrats démographiques : 10 000 € en ZIP, 5 000 € en ZAC, 3 000 € pour un cabinet secondaire en ZIP.

Les chiffres de 2026 à connaître :

  • Bases forfaitaires Urssaf des deux premières années : 9 131 € et 19 224 €.
  • CARMF des deux premières années, avant 40 ans : 3 437 € en secteur 1, 7 710 € en secteur 2.
  • Pas de retraite complémentaire CARMF les deux premières années pour un médecin de moins de 40 ans.
  • Micro-BNC possible jusqu’à 83 600 € de recettes.
  • Aides à l’installation imposables et soumises à cotisations.
Marjorie Gonzalez expert-comptable Contomed

Marjorie Gonzalez

Expert-comptable diplômée · Co-fondatrice de Contomed · SUPRA 140001389901

J’accompagne les professionnels de santé libéraux sur la structuration juridique et fiscale de leur exercice : choix de statut, passage en SELARL, montage SPFPL, optimisation patrimoniale.

Ma conviction : comprendre ses chiffres, c’est reprendre le contrôle.

Prendre RDV avec Marjorie

Ce que nous entendons toutes les semaines

Je m’installe en janvier en secteur 1. Combien dois-je garder de côté pour l’Urssaf et la CARMF ?

La réponse Contomed : Les appels de la première année sont calculés sur des forfaits, bien en dessous de ce que votre bénéfice réel justifiera. Nous chiffrons vos cotisations définitives dès le prévisionnel, pour que la régularisation ne vous prenne pas de court.

En 2025, un médecin généraliste libéral a perçu en moyenne 199 218 € d’honoraires hors dépassements, 5,5 % de plus qu’en 2024, selon les données de l’Assurance maladie. Ce chiffre ne décrit pas une première année : il exclut les médecins installés dans l’année, et des honoraires ne sont pas un revenu. Entre l’inscription à l’Ordre, le choix du secteur, des cotisations appelées sur des forfaits puis régularisées et des aides à l’installation refondues au 1er janvier 2026, voici ce qu’il faut prévoir, aux montants de 2026.

Les démarches, de l’Ordre à la CARMF

Pour exercer en libéral, l’inscription au tableau de l’Ordre est obligatoire. Tout commence donc par le conseil départemental du lieu de votre résidence professionnelle, puis s’enchaîne dans cet ordre :

  1. L’inscription au tableau. La demande part par lettre recommandée ou se dépose contre récépissé. Le conseil départemental statue dans un délai maximum de trois mois à compter du dossier complet, prolongé de deux mois au plus si une expertise est ordonnée. La cotisation ordinale 2026 est de 365 €, réduite de moitié l’année de la première inscription.
  2. Le numéro RPPS et la carte CPS. Ils découlent de l’inscription : la carte est commandée automatiquement auprès de l’Agence du numérique en santé, et l’application e-CPS donne aussi accès à votre compte amelipro.
  3. L’enregistrement auprès de la CPAM. Vous y faites enregistrer votre exercice et vous y choisissez votre secteur conventionnel, un choix développé plus bas.
  4. La déclaration de début d’activité. Elle se fait sur le guichet unique des formalités des entreprises, dans les huit jours qui suivent le début d’activité ; le guichet informe l’Urssaf, l’Insee et l’administration fiscale.
  5. La CARMF. La déclaration se fait dans le mois qui suit le début de l’activité libérale, et l’affiliation part du premier jour du trimestre civil suivant.
  6. L’assurance de responsabilité civile professionnelle. Elle est obligatoire pour tout professionnel de santé libéral (article L. 1142-2 du code de la santé publique).

Un point de protection sociale surprend souvent : les indemnités journalières maladie du régime des praticiens conventionnés supposent au moins douze mois d’affiliation continue. Selon votre parcours antérieur, un arrêt de travail pendant la première année peut donc ne pas être indemnisé par ce régime, ce qui justifie de regarder une prévoyance de professionnel de santé dès l’installation. Si vous avez d’abord exercé comme médecin remplaçant, votre activité libérale a déjà commencé : les montants de début d’activité présentés plus bas dépendent de vos deux premières années d’affiliation, qui sont peut-être derrière vous.

Secteur 1 ou secteur 2 : un choix qui pèse sur vos cotisations

Le secteur 2, qui autorise les dépassements d’honoraires, n’est ouvert qu’aux médecins qui s’installent pour la première fois en libéral et détiennent certains titres hospitaliers, comme ancien chef de clinique-assistant des hôpitaux ou praticien hospitalier. La demande se fait dans le mois qui suit la demande d’adhésion à la convention ; passé ce délai, le médecin est réputé exercer en secteur 1. Le choix est à sens unique : un médecin de secteur 1 ne peut plus demander le secteur 2 par la suite, même s’il détient les titres, alors que l’inverse reste possible.

Le secteur 1 a une contrepartie que l’on mesure mal à l’installation : l’Assurance maladie finance une grande partie de vos cotisations sociales. Sur la cotisation maladie, votre reste à charge est ramené à 0,1 % de l’assiette ; les allocations familiales sont prises en charge à 100 % tant que votre revenu reste sous 140 % du plafond de la Sécurité sociale ; la CPAM finance aussi une partie de votre retraite de base et les deux tiers de l’allocation supplémentaire vieillesse (ASV) de la CARMF. Cette participation ne porte que sur les revenus de l’activité conventionnée, dépassements exclus.

En secteur 2, l’Assurance maladie ne prend pas en charge vos cotisations, et une contribution supplémentaire de 3,25 % s’applique à la part de vos revenus tirée des dépassements ; l’adhésion à l’Optam ouvre droit à une prime, elle-même soumise à cotisations. À recettes égales, l’écart est considérable : pour un médecin installé depuis plusieurs années, avec 120 000 € d’honoraires, dont 15 000 € de dépassements en secteur 2 sans Optam, et 36 000 € de frais, les cotisations annuelles atteignent 33 829 € en secteur 2 contre 21 424 € en secteur 1, selon le moteur de calcul de l’Urssaf aux barèmes de 2026. Le secteur 2 se justifie quand les dépassements couvrent largement cette différence. Un médecin de secteur 2 peut aussi, au moment de l’installation, choisir de sortir du régime des praticiens conventionnés pour celui des travailleurs indépendants ; ce choix est définitif.

Hors convention, le secteur 3 ferme l’accès aux aides de l’Assurance maladie. La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 ajoute qu’à partir du 1er janvier 2027, les prescriptions des médecins non conventionnés ne seront plus remboursées.

Les aides à l’installation depuis le 1er janvier 2026

La convention médicale du 4 juin 2024 a remplacé, au 1er janvier 2026, les contrats démographiques (CAIM, Coscom, Cotram) par trois aides forfaitaires versées une seule fois :

  • 10 000 € pour un médecin qui s’installe pour la première fois dans une zone d’intervention prioritaire (ZIP) ;
  • 5 000 € pour une première installation en zone d’action complémentaire (ZAC) ;
  • 3 000 € pour l’ouverture d’un cabinet secondaire en ZIP.

Les deux premières supposent une première installation en exercice libéral conventionné ; toutes exigent d’exercer en secteur 1 ou en secteur 2 avec l’option de pratique tarifaire maîtrisée (Optam ou Optam-ACO), et l’aide au cabinet secondaire est réservée à une liste de spécialités. La CPAM verse l’aide dans les trois mois qui suivent l’installation. Les zones sont arrêtées par l’agence régionale de santé et révisées tous les deux ans : vérifiez celle de votre adresse avant de signer un bail. Un médecin qui avait signé un CAIM avant 2026 le conserve jusqu’à son terme. En ZIP, la partie socle du forfait médecin traitant est en outre majorée de 50 % la première année, 30 % la deuxième et 10 % la troisième. Le détail figure sur la page de l’Assurance maladie consacrée aux aides en zone sous-dense.

D’autres dispositifs relèvent de l’État ou des collectivités :

  • l’exonération en zone France ruralités revitalisation (ZFRR, article 44 quindecies A du code général des impôts) : bénéfice exonéré d’impôt sur le revenu jusqu’au terme du 59e mois, puis imposé à hauteur d’un quart, de la moitié et des trois quarts sur les trois années suivantes ;
  • depuis 2026, une exonération comparable pour une installation dans un quartier prioritaire de la politique de la ville, réalisée entre 2026 et 2030 (article 44 octies B) ;
  • la cotisation foncière des entreprises, qui n’est pas due l’année de la création et dont la base est réduite de moitié l’année suivante, et que certaines communes exonèrent de deux à cinq ans par délibération, sur demande avant le 1er janvier qui suit l’installation (notre guide de la CFE des professionnels de santé détaille la démarche) ;
  • le contrat de praticien territorial de médecine ambulatoire, rétabli par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 : l’ARS peut garantir à un généraliste non installé ou installé depuis moins d’un an un complément de rémunération, plafonné à 10 % de ses rémunérations, contre un engagement d’au moins deux ans en zone prioritaire.

Les aides versées par l’Assurance maladie ou par l’ARS entrent dans vos recettes : elles sont imposables et réintégrées dans l’assiette de vos cotisations sociales. Les exonérations, elles, réduisent l’impôt ou la CFE sans constituer une recette.

Marjorie Gonzalez expert-comptable Contomed

Le conseil d’expert

Inscrivez l’aide à l’installation dans votre prévisionnel comme une recette de l’année, pas comme un apport. Les 10 000 € d’une installation en ZIP augmentent votre bénéfice, donc vos cotisations et, hors exonération territoriale, votre impôt : ce qui reste réellement disponible est sensiblement inférieur.

Marjorie Gonzalez, expert-comptable Contomed

Les cotisations des deux premières années : des forfaits

Tant que votre revenu n’est pas connu, l’Urssaf et la CARMF appellent des cotisations provisionnelles calculées sur des bases forfaitaires. À l’Urssaf, pour une activité commencée en 2026, la base est de 9 131 € (19 % du plafond annuel de la Sécurité sociale) pour les allocations familiales et de 19 224 € (40 % du plafond) pour la maladie et les indemnités journalières, au prorata de la date de début. Le premier appel arrive au plus tôt 90 jours après le début d’activité, et si vous commencez après le 5 août, les cotisations de l’année se paient l’année suivante. Vous pouvez déclarer un revenu estimé pour rapprocher ces appels de la réalité.

À la CARMF, les montants des deux premières années sont fixés à l’avance pour un médecin de moins de 40 ans. La retraite complémentaire n’est pas due pendant ces deux années ; si vous commencez votre activité libérale après 40 ans, elle l’est, proportionnelle à vos revenus, dans la limite de 19 849 €. Le paiement de la cotisation provisionnelle du régime de base des douze premiers mois peut être reporté sur demande écrite dans les trente jours du premier appel, puis la cotisation définitive étalée sur cinq ans au plus. Le fonctionnement de chaque régime est présenté dans notre article sur les cotisations CARMF des médecins.

Exemple chiffré : la première année d’un généraliste en secteur 1

Prenons un généraliste de moins de 40 ans qui débute son activité libérale en s’installant en secteur 1 et raisonnons sur une année complète d’affiliation, en 2026 : s’il est affilié en cours d’année, les montants de la CARMF se réduisent au prorata. Il encaisse 120 000 € d’honoraires sur l’année et supporte 36 000 € de frais : loyer, secrétariat, logiciel, véhicule, assurance. Son bénéfice avant cotisations atteint 84 000 €. Ces hypothèses sont les nôtres ; les cotisations sont calculées avec le moteur de l’Urssaf aux barèmes de 2026.

Ses cotisations de la première année, une fois régularisées, s’élèvent à 13 325 €, après la prise en charge de l’Assurance maladie :

  • Urssaf : 6 638 €, dont 6 030 € de CSG et de CRDS, la cotisation maladie étant presque entièrement prise en charge ;
  • CARMF : 6 687 €, soit 4 022 € de retraite de base recalculée sur son revenu réel, 2 039 € d’ASV et 626 € d’invalidité-décès, ces deux postes restant aux montants forfaitaires des débuts, sans retraite complémentaire.

La CARMF lui aura appelé 3 437 € sur l’année. Seule la retraite de base, appelée 772 € sur le forfait, est régularisée : environ 3 250 € restent à payer une fois son revenu de 2026 connu. À l’Urssaf, les appels calculés sur les bases forfaitaires restent eux aussi loin des 6 638 € dus.

Fiscalement, ces cotisations se déduisent l’année où elles sont payées. En 2026, seules les cotisations appelées sur les forfaits réduisent son bénéfice imposable ; les régularisations viendront en déduction l’année de leur paiement. L’impôt de la première année porte donc sur un bénéfice plus élevé que ce que laisse penser le calcul définitif, et il s’ajoute à ces montants.

La troisième année marque une seconde marche. La retraite complémentaire de la CARMF devient due, à 11,8 % du revenu, et l’ASV comme l’invalidité-décès se calculent désormais sur le revenu de l’avant-dernière année : à bénéfice identique, un médecin installé depuis plusieurs années paie 21 424 € de cotisations, soit environ 8 100 € de plus, dont 7 335 € de retraite complémentaire. Notre simulateur URSSAF médecin refait ce calcul sur vos propres chiffres.

Marjorie Gonzalez expert-comptable Contomed

Le conseil d’expert

Mettez de côté chaque mois la différence entre les cotisations appelées et celles que votre bénéfice réel justifie. Ce sont la régularisation de la première année et l’arrivée de la retraite complémentaire qui, cumulées, créent les tensions de trésorerie des années 2 et 3.

Marjorie Gonzalez, expert-comptable Contomed

Micro-BNC ou déclaration contrôlée

Le micro-BNC s’applique en 2026 lorsque les recettes de 2025 ou de 2024 n’ont pas dépassé 83 600 €, seuil fixé pour 2026 à 2028 ; pour l’année de création, ce seuil est ajusté au prorata du temps d’activité. Le bénéfice imposable est alors égal aux recettes diminuées d’un abattement forfaitaire de 34 %, quels que soient vos frais réels. Un généraliste à temps plein dépasse ce seuil rapidement ; à temps partiel ou en début d’activité, la comparaison se fait au calcul, frais réels contre abattement. Le raisonnement est détaillé dans notre comparatif micro-BNC ou déclaration contrôlée.

Au-delà, ou sur option, vous relevez de la déclaration contrôlée : une déclaration n° 2035 et ses annexes, puis la déclaration complémentaire de revenus, à déposer au printemps avant la date limite de la déclaration BNC. Le bénéfice se calcule alors sur vos recettes encaissées et vos dépenses payées dans l’année : loyer, matériel amorti, frais de véhicule, cotisations sociales obligatoires, à l’exception de la part non déductible de la CSG et de la CRDS. La liste complète figure dans notre guide des charges déductibles en BNC. Cette comptabilité, tenue dès le premier jour, sert aussi de base aux régularisations sociales.

La trésorerie de la première année

Une installation coûte avant de rapporter, et les échéances sociales et fiscales ne tombent pas au même rythme que les encaissements. Les repères à connaître :

  • Les premiers mois : les règlements de l’Assurance maladie arrivent au fil de la télétransmission, alors que le loyer, l’équipement et la RCP se paient dès l’ouverture.
  • Au plus tôt 90 jours après le début : le premier appel de l’Urssaf, sur les bases forfaitaires.
  • L’année de la création : aucune cotisation foncière des entreprises ; la base de la deuxième année est réduite de moitié.
  • Au printemps suivant : la première déclaration n° 2035 et la déclaration de revenus, qui déclenchent les régularisations sociales et le calcul des acomptes d’impôt.

Avant votre première déclaration, aucun acompte n’est prélevé sur vos revenus professionnels, sauf si vous en créez un vous-même dans votre espace particulier sur impots.gouv.fr. Ce silence est trompeur : l’impôt de la première année sera bien dû, en plus des acomptes de la deuxième. Un prévisionnel d’installation construit sur trois ans permet de voir venir ces échéances et de dimensionner le prêt et la trésorerie de départ.

Marjorie Gonzalez expert-comptable Contomed

Le conseil d’expert

Créez un acompte d’impôt dès vos premiers mois d’activité, sur la base de votre bénéfice estimé. Vous lissez ainsi l’impôt de la première année au lieu de le recevoir en une fois avec les acomptes de la deuxième.

Marjorie Gonzalez, expert-comptable Contomed

Exercer seul, en cabinet de groupe ou en société

La plupart des médecins s’installent en entreprise individuelle, imposée en BNC, ce qui est le cadre de tous les chiffres de cet article. Partager un local et du personnel avec des confrères passe souvent par une société civile de moyens, qui répartit les frais sans mettre en commun les honoraires.

La société d’exercice libéral vient plus tard pour la plupart : selon la DREES, un médecin libéral sur sept exerçait en SEL en 2021. Elle se justifie quand le bénéfice dépasse durablement les besoins de rémunération, avec des règles de cotisations et d’imposition différentes, que nous détaillons dans notre guide de la SELARL médecin. À l’installation, le choix se fait sur des projections à cinq ans, pas sur une première année incomplète.

Le dernier revenu publié par la DREES date de 2021 : 93 500 € de revenu libéral moyen pour les omnipraticiens, une fois les charges déduites. Votre propre trajectoire dépendra de votre secteur, de votre zone et de votre rythme de montée en charge. La poser chiffre par chiffre est le travail d’un expert-comptable pour médecin libéral ; un rendez-vous découverte de 15 minutes permet de commencer avant même votre inscription à l’Ordre.

Sources : code de la santé publique, articles L. 4111-1, L. 4112-1, L. 4112-3, R. 4112-2, L. 1142-2, L. 1434-4 et L. 1435-4-3 ; code général des impôts, articles 44 quindecies A, 44 octies B, 102 ter, 1464 D et 1478 ; convention médicale du 4 juin 2024 ; loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 ; ameli.fr ; service-public.gouv.fr ; urssaf.fr ; CARMF, « Début d’exercice libéral », édition 2026, et guide du médecin cotisant 2026 ; Conseil national de l’Ordre des médecins, bulletin n° 102 ; data.ameli.fr, honoraires 2025 ; DREES, Études et Résultats n° 1322 ; moteur de calcul de l’Urssaf, barèmes 2026.

Ce que la CARMF appelle les deux premières années (moins de 40 ans, 2026)

En euros Secteur 1 Secteur 2
Retraite de base 772 968
Complémentaire 0 0
ASV forfaitaire 1 917 5 751
ASV ajustement 122 365
Invalidité-décès 626 626
Total 3 437 7 710

Focus 2026 : ce qui change pour un médecin qui s’installe

Quatre nouveautés à intégrer cette année.

  • Des aides ponctuelles. Depuis le 1er janvier 2026, 10 000 €, 5 000 € ou 3 000 € versés une fois remplacent le CAIM, le Coscom et le Cotram pour les nouvelles installations.
  • Le retour du praticien territorial. La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 rétablit un contrat de praticien territorial de médecine ambulatoire, avec un complément plafonné à 10 %.
  • Un seuil du micro-BNC relevé. Il passe de 77 700 € à 83 600 € de recettes pour 2026, 2027 et 2028.
  • Une exonération en quartier prioritaire. Les professionnels de santé qui s’installent dans un quartier prioritaire entre 2026 et 2030 bénéficient d’une exonération d’impôt sur 59 mois, puis dégressive.

Erreurs à éviter lors d’une installation en libéral

Les mauvaises surprises des premières années viennent presque toujours de l’une de ces quatre situations.

Confondre appels provisionnels et cotisations dues

Les forfaits des deux premières années sont des avances : la régularisation arrive une fois le revenu déclaré, en plus des appels courants.

Traiter l’aide à l’installation comme un apport

L’aide versée par l’Assurance maladie est une recette imposable et soumise à cotisations, pas une somme nette.

Choisir son secteur sans le chiffrer

Un médecin de secteur 1 ne peut plus demander le secteur 2 ensuite, et en secteur 2 l’Assurance maladie ne prend pas en charge les cotisations.

Oublier la troisième année

La retraite complémentaire de la CARMF devient due après les deux premières années, à 11,8 % du revenu.

Avant de prendre rendez-vous

La CARMF ne m’a appelé que 3 437 € la première année. Je pensais que c’était tout.

La réponse Contomed : C’est un forfait de début d’activité : la retraite de base est ensuite recalculée sur votre revenu réel, et la retraite complémentaire arrive la troisième année. Nous estimons ces montants dès votre premier bilan pour les provisionner.

Nos services. Nous préparons votre installation

Contomed accompagne les médecins qui s’installent, de l’inscription à l’Ordre à la première déclaration n° 2035.

Nos interventions les plus fréquentes :

  • Prévisionnel d’installation : Recettes, frais, cotisations et impôt sur trois ans, pour dimensionner le prêt et la trésorerie de départ.
  • Secteur et aides : Comparaison chiffrée secteur 1 et secteur 2, vérification de la zone et des aides auxquelles votre installation ouvre droit.
  • Comptabilité dès le premier jour : Recettes, dépenses, déclaration n° 2035 et suivi des régularisations Urssaf et CARMF.

Prendre RDV découverte

Tarifs clairs pour les médecins qui s’installent

Nos forfaits démarrent à 75 € HT par mois pour la formule BNC standard et 85 € HT par mois pour celle qui ajoute le point à six mois, la déclaration 2042 et la réponse aux courriers de l’administration fiscale et des caisses. Pas de frais cachés, résiliation libre, sans engagement.

Les structures plus complexes, SEL, SPFPL, SCI et location meublée, relèvent de la formule sur-mesure, établie sur devis : la charge de travail dépend du montage, pas d’un forfait. La réponse chiffrée est remise sous 24 heures ouvrées après le rendez-vous. Prendre RDV découverte.

Combien coûte un expert-comptable pour votre situation ? Estimer mon tarif en trois questions.

Article à vocation informative, à jour à la date indiquée : les règles fiscales et sociales évoluent chaque année. Votre situation mérite un chiffrage personnalisé.

FAQ - Installation d’un médecin libéral

Les questions que nous posent les médecins avant de s’installer
Combien coûte la première année d’un médecin en cotisations ?

Pour un généraliste de secteur 1 qui dégage 84 000 € de bénéfice, les cotisations de la première année atteignent environ 13 300 € aux barèmes de 2026, une fois régularisées et après la prise en charge de l’Assurance maladie. Les appels de l’année, calculés sur des forfaits, sont nettement plus bas : la différence se règle lors de la régularisation.

Quelle aide pour s’installer comme médecin en 2026 ?

L’Assurance maladie verse 10 000 € pour une première installation en zone d’intervention prioritaire, 5 000 € en zone d’action complémentaire et 3 000 € pour un cabinet secondaire en ZIP, en secteur 1 ou en secteur 2 avec Optam. Ces aides remplacent les contrats démographiques depuis le 1er janvier 2026 et sont imposables.

Combien de temps prend l’inscription à l’Ordre des médecins ?

Le conseil départemental statue dans un délai maximum de trois mois à compter de la réception d’un dossier complet, prolongé de deux mois au plus si une expertise est ordonnée. L’inscription déclenche ensuite l’attribution du numéro RPPS et la commande de la carte CPS.

Un médecin peut-il être au micro-BNC ?

Oui, lorsque ses recettes de l’une des deux années précédentes n’ont pas dépassé 83 600 €, seuil applicable de 2026 à 2028, ajusté au prorata l’année de création. Le bénéfice est alors calculé avec un abattement forfaitaire de 34 %. Un généraliste à temps plein dépasse généralement ce seuil ; en deçà, il faut comparer l’abattement à ses frais réels.

Secteur 1 ou secteur 2 : peut-on changer d’avis ?

Dans un seul sens. Un médecin de secteur 2 peut revenir en secteur 1, mais un médecin installé en secteur 1 ne peut plus demander le secteur 2 par la suite, même s’il détient les titres requis. Le choix se fait dans le mois qui suit la demande d’adhésion à la convention.

Suivez nos actualités et restez informé