Leasing ou emprunt pour le matériel médical : le vrai coût

4 novembre 2026

Par Baptiste Nava, expert-comptable inscrit à l’Ordre. Rédigé le 4 novembre 2026. Lecture : 13 min.

L’essentiel à retenir

En BNC, les loyers de crédit-bail se déduisent l’année de leur paiement ; un matériel acheté s’amortit, et les intérêts de l’emprunt se déduisent aussi.

Les repères à garder en tête :

  • À taux égal, crédit-bail et emprunt coûtent presque la même chose après impôt et cotisations.
  • Chaque point de taux en plus coûte 354 € pour 24 000 € de matériel de kiné.
  • En micro-BNC, rien ne se déduit : seul le coût du financement compte.
  • À l’installation, déduire vite tombe sur les années les moins imposées.
  • Le matériel en crédit-bail n’appartient pas au cédant d’un cabinet.
Baptiste Nava expert-comptable Contomed

Baptiste Nava

Expert-comptable associé · Co-fondateur de Contomed · SUPRA 030000486301

J’accompagne les professionnels de santé libéraux sur l’optimisation patrimoniale, la fiscalité avancée, la retraite et la transmission. Approche : raisonner en horizon pluri-annuel plutôt qu’à l’année du bilan.

Ma conviction : la fiscalité est un levier, pas une contrainte.

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Ce que nous entendons toutes les semaines

Mon fournisseur me propose un leasing sur cinq ans pour mes ondes de choc. Il dit que c’est plus intéressant fiscalement qu’un prêt. C’est vrai ?

La réponse Contomed : À taux égal, non : les loyers et l’ensemble « amortissement plus intérêts » font déduire presque la même somme. La différence se joue sur le taux caché dans les loyers, que l’on retrouve à partir du montant mensuel.

Un loyer de crédit-bail se déduit du bénéfice non commercial, mais un emprunt aussi, par les intérêts et l’amortissement du matériel. Sur toute la durée, les deux formules font déduire presque la même somme : à taux égal, notre calcul au moteur de l’Urssaf trouve 13 € d’écart pour 24 000 € de matériel de kiné et 37 € pour 60 000 € d’équipement dentaire. Ce qui sépare vraiment les offres, c’est le taux, et chaque point coûte environ 354 € au kiné et 708 € au dentiste après impôt et cotisations.

Les règles citées renvoient au code général des impôts, au code monétaire et financier et au BOFiP ; les calculs utilisent le moteur public de l’Urssaf (barèmes 2026) et le barème de l’impôt sur les revenus de 2025, avec des hypothèses détaillées plus bas.

Crédit-bail, location financière, LOA : ce que vous signez

Le crédit-bail est défini par l’article L. 313-7 du code monétaire et financier : une société achète le matériel pour vous le louer, en reste propriétaire, et vous laisse la possibilité de l’acheter en fin de contrat à un prix qui tient compte des loyers déjà payés. Les loueurs parlent de leasing ou de location avec option d’achat (LOA) ; pour un professionnel, il s’agit le plus souvent du même contrat.

La location financière et la location longue durée n’offrent pas cette option : vous rendez le matériel ou vous renouvelez le contrat. Elles servent surtout au matériel qui se démode vite (informatique, imagerie numérique), quand on veut changer d’appareil tous les trois à cinq ans sans jamais en être propriétaire.

Dans les trois cas, le matériel n’est pas à vous pendant le contrat : vous ne pouvez ni le vendre ni le donner en garantie, et le loueur peut le reprendre si vous cessez de payer.

Ce que vous déduisez dans chaque formule

En crédit-bail ou en location, les loyers sont des dépenses professionnelles : ils se déduisent l’année où vous les payez, comme les autres charges déductibles en BNC. Le matériel n’entre pas dans votre patrimoine professionnel tant que l’option n’est pas levée ; si vous la levez, il s’inscrit au registre des immobilisations pour son prix de rachat, amorti en linéaire sur sa durée d’utilisation restante.

Deux limites viennent du BOFiP, qui applique aux BNC les règles du crédit-bail des entreprises commerciales. Une option d’achat à un prix anormalement bas, compte tenu de la durée normale d’utilisation du matériel et de la durée du contrat, laisse présumer qu’une partie des loyers a en réalité payé le bien : cette partie n’est alors pas déductible. Plus l’écart est grand entre un contrat court et un matériel qui servira longtemps, plus la question se pose. Quant au premier loyer majoré, parfois présenté comme un moyen d’alléger une année très imposée, son sort n’est pas tranché pour les BNC : les dépenses s’y déduisent en principe l’année de leur paiement, mais les règles commerciales auxquelles renvoie le BOFiP ne déduisent un loyer qu’à hauteur de la période écoulée. Ne bâtissez pas votre choix sur cet argument.

Si vous achetez, comptant ou à crédit, le matériel s’inscrit au registre des immobilisations et ne se déduit pas d’un coup : il s’amortit sur sa durée normale d’utilisation. Aucune durée n’est fixée pour le matériel médical : la doctrine fiscale donne, à titre indicatif, des taux de 10 à 15 % par an pour le matériel, soit sept à dix ans environ. À la déclaration contrôlée, l’amortissement dégressif est aussi admis pour les biens qui y ouvrent droit. Notre article sur les immobilisations en comptabilité libérale détaille le calcul. S’y ajoutent les intérêts de l’emprunt, déductibles eux aussi ; le remboursement du capital, lui, ne se déduit jamais, puisque le matériel est déjà déduit par l’amortissement. Une seule exception à l’amortissement : le petit matériel professionnel dont le prix unitaire ne dépasse pas 500 € hors taxes peut être déduit directement l’année de l’achat.

Une règle change tout pour une partie des praticiens : au régime micro-BNC, aucune de ces sommes ne se déduit. L’abattement forfaitaire de 34 % est censé couvrir toutes vos charges, loyers de crédit-bail compris. Pour un praticien en micro-BNC, le choix entre crédit-bail et emprunt ne se joue donc que sur le coût financier et la trésorerie, jamais sur l’impôt.

Baptiste Nava expert-comptable Contomed

Le conseil d’expert

Avant de comparer deux offres, vérifiez votre régime : en micro-BNC, l’argument « les loyers sont déductibles » ne vaut rien pour vous. Seul compte alors le coût total du financement, et un emprunt bancaire bien négocié l’emporte presque toujours.

Baptiste Nava, expert-comptable Contomed

Le calcul pour un kiné et pour un dentiste

Nous avons comparé l’achat comptant, l’emprunt et le crédit-bail pour deux cas types, à la déclaration contrôlée, sur sept ans. Un kiné installé, avec 88 000 € de recettes et 30 000 € de charges, achète 24 000 € TTC de matériel (table motorisée, ondes de choc, électrothérapie). Un chirurgien-dentiste qui dégage 150 000 € de résultat finance 60 000 € TTC d’équipement. Le tableau qui clôt cette partie donne, pour chaque formule, ce que le praticien décaisse et ce que le matériel lui coûte vraiment une fois déduites les économies d’impôt et de cotisations.

Graphique : coût réel du matériel du cabinet après économies d’impôt et de cotisations, selon la formule de financement. Kiné, matériel de 24 000 € TTC : achat comptant 12 940 €, emprunt 14 203 €, crédit-bail au même taux 14 216 €, un point plus cher 14 570 €, deux points plus cher 14 931 €. Chirurgien-dentiste, équipement de 60 000 € TTC : comptant 26 168 €, emprunt 28 705 €, crédit-bail au même taux 28 742 €, un point plus cher 29 450 €, deux points plus cher 30 185 €. À taux égal, crédit-bail et emprunt coûtent presque la même chose ; l’écart vient du taux.

Premier enseignement : le matériel coûte bien moins que son prix. Acheté comptant, le matériel du kiné revient à 12 940 € après impôt et cotisations, car 46 % du prix revient sous forme d’économies ; pour le dentiste, plus imposé, la part monte à 56 %. Les cotisations comptent autant que l’impôt : sur l’emprunt du kiné, 5 792 € d’économie de cotisations et 6 330 € d’impôt sur le revenu, soit 12 122 €.

Deuxième enseignement : à taux égal, crédit-bail et emprunt coûtent la même chose, à quelques dizaines d’euros près. Les loyers du crédit-bail et l’ensemble « amortissement plus intérêts » de l’emprunt déduisent presque le même total, et les économies d’impôt et de cotisations suivent. L’« avantage fiscal du leasing » mis en avant par les loueurs se réduit, en BNC et à revenu stable, à un décalage de la déduction dans le temps : il n’augmente pas ce que vous déduisez.

La TVA ne change pas ce constat. Vos soins étant exonérés, vous ne récupérez pas la TVA : en crédit-bail, elle s’applique à chaque loyer, part financière comprise ; avec un emprunt, les intérêts n’en supportent pas, mais vous empruntez le prix TTC et payez des intérêts sur la TVA. Les deux effets se compensent presque exactement dans notre calcul.

Comptant, emprunt ou crédit-bail : le coût réel du matériel

Formule Kiné : décaissé sur 7 ans Kiné : coût après impôt et cotisations Dentiste : décaissé sur 7 ans Dentiste : coût après impôt et cotisations
Achat comptant, amorti sur sept ans 24 000 € 12 940 € 60 000 € 26 168 €
Emprunt sur cinq ans à 3,7 % 26 325 € 14 203 € 65 813 € 28 705 €
Crédit-bail sur cinq ans au même taux 26 346 € 14 216 € 65 866 € 28 742 €
Crédit-bail un point plus cher 27 004 € 14 570 € 67 509 € 29 450 €
Crédit-bail deux points plus cher 27 671 € 14 931 € 69 177 € 30 185 €

Le taux du crédit-bail, la vraie différence

Ce qui sépare deux offres, c’est leur coût financier. Un point de taux en plus sur le crédit-bail coûte 354 € au kiné et 708 € au dentiste sur la durée du contrat, après impôt et cotisations. Or les offres de crédit-bail affichent rarement leur taux : elles donnent un loyer mensuel, une durée et une valeur de rachat.

Le loyer suffit pourtant à retrouver le taux. Pour 10 000 € TTC de matériel financés sur 60 mois, avec une option d’achat à 1 % du prix hors taxes, le loyer TTC vaut 165 € sans aucun frais financier, 183 € à 4 %, 187 € à 5 %, 192 € à 6 % et 197 € à 7 %. Chaque point de taux ajoute environ 4,60 € par mois et par tranche de 10 000 €. Un loyer de 446 € par mois pour les 24 000 € du kiné correspond ainsi à un taux d’environ 4,7 %.

Graphique : loyer mensuel TTC d’un crédit-bail de 10 000 € TTC sur 60 mois, option d’achat à 1 % du prix hors taxes, selon le taux : sans frais financiers 165 €, à 3 % 178 €, à 4 % 183 €, à 5 % 187 €, à 6 % 192 €, à 7 % 197 €, à 8 % 201 €. Chaque point de taux ajoute environ 4,60 € par mois et par tranche de 10 000 €.

Comparez ce taux à celui de votre banque pour un prêt professionnel de même durée : c’est la seule comparaison qui compte. Et regardez ce que le loyer inclut : un contrat qui intègre la maintenance ou l’assurance du matériel paraît plus cher, mais il remplace des frais que vous paieriez de toute façon.

Baptiste Nava expert-comptable Contomed

Le conseil d’expert

Demandez toujours au loueur le coût total du contrat, option comprise, et rapportez-le au prix hors taxes du matériel. Un écart de deux points avec l’offre de votre banque représente plusieurs centaines d’euros, même après impôt.

Baptiste Nava, expert-comptable Contomed

Première installation : déduire vite ne sert à rien

L’argument du loueur repose sur un mécanisme réel : avec un contrat de cinq ans, les loyers se déduisent sur cinq ans, alors qu’un matériel acheté s’amortit parfois sur sept ou dix ans. Mais déduire tôt n’a de valeur que si vos premières années sont les plus imposées. C’est l’inverse quand on s’installe.

Nous avons repris le cas du kiné avec une montée en charge réaliste : 45 000 € de recettes la première année, 70 000 € la deuxième, puis 88 000 €. Le matériel amorti sur sept ans, l’emprunt revient à 15 509 € et le crédit-bail au même taux à 15 914 €, soit 405 € de plus. Les loyers tombent sur les années où le revenu, et donc le taux d’imposition et de cotisations, est le plus bas ; l’amortissement plus long reporte une partie de la déduction sur les années pleines.

Graphique : kiné qui s’installe avec 24 000 € TTC de matériel, déduction de chaque année selon la formule, face au bénéfice avant cotisations. Année 1 : bénéfice 23 000 €, crédit-bail 5 221 €, emprunt 4 242 €. Année 2 : bénéfice 43 000 €, crédit-bail 5 221 €, emprunt 4 074 €. Année 3 : bénéfice 58 000 €, crédit-bail 5 221 €, emprunt 3 900 €. Année 4 : bénéfice 58 000 €, crédit-bail 5 221 €, emprunt 3 720 €. Année 5 : bénéfice 58 000 €, crédit-bail 5 221 €, emprunt 3 533 €. Année 6 : bénéfice 58 000 €, crédit-bail 120 €, emprunt 3 429 €. Année 7 : bénéfice 58 000 €, crédit-bail 120 €, emprunt 3 429 €. Les loyers se déduisent sur les années les moins imposées : à taux égal, le crédit-bail coûte 405 € de plus qu’un emprunt amorti sur 7 ans.

La vraie raison de choisir le crédit-bail à l’installation est ailleurs : il finance souvent la totalité du prix sans apport, ce qui préserve la trésorerie des premiers mois. Si c’est votre contrainte, l’arbitrage se fait entre ce confort et son coût, que le calcul du taux permet de mesurer. Pour monter le reste du plan de financement, voyez notre guide pour financer une installation de kiné ou celui de l’installation du médecin libéral.

Reprise de cabinet : le matériel en crédit-bail reste au loueur

Quand vous reprenez un cabinet, une partie du matériel peut être financée en crédit-bail : il appartient alors à la société de crédit-bail, pas au cédant, qui ne peut pas vous le vendre. Il faut décider, contrat par contrat, de le reprendre avec l’accord du loueur, de le racheter au loueur ou de le laisser partir.

45 000 €

au plus pour racheter le matériel du cédant

Exemple vu au cabinet

Lors d’une reprise de cabinet que nous avons accompagnée en octobre, plusieurs équipements, dont les autoclaves, étaient en crédit-bail : ils sortaient du prix, et il fallait décider pour chacun de reprendre ou non le contrat. Le reste du matériel valait entre 42 000 et 45 000 € en valeur nette comptable, et nous avons conseillé au repreneur de ne pas le payer au-delà.

Pour le matériel qui appartient vraiment au cédant, sa valeur nette comptable, c’est-à-dire le prix d’achat diminué des amortissements, donne un repère de prix. Elle figure au registre des immobilisations du cédant et dans sa déclaration 2035. Notre guide sur la transmission d’un cabinet libéral détaille les autres éléments du prix, et celui de l’installation du chirurgien-dentiste chiffre l’équipement d’un premier cabinet.

Baptiste Nava expert-comptable Contomed

Le conseil d’expert

Demandez au cédant la liste de ses contrats de crédit-bail et de location en cours, avec leur date de fin et le montant de l’option. Un matériel loué qui figure dans l’inventaire de cession sans y avoir sa place fausse le prix de cession.

Baptiste Nava, expert-comptable Contomed

Crédit-bail ou emprunt : la décision selon votre situation

Le crédit-bail se justifie quand le matériel se démode vite (laser, échographe, imagerie numérique) et que vous comptez le changer en fin de contrat, quand vous n’avez pas d’apport ou que votre banque refuse de financer, ou quand le contrat inclut une maintenance que vous auriez de toute façon payée.

L’emprunt l’emporte pour le matériel durable, comme une table de soins ou un fauteuil dentaire qui servira dix ans, dès que votre banque propose un taux plus bas que celui caché dans les loyers, et l’année d’installation, quand votre revenu est encore faible.

Dans un cabinet de groupe, le matériel commun peut aussi être acheté ou loué par une société civile de moyens : la question du crédit-bail se pose alors pour la société, et chaque associé déduit sa quote-part des frais. Le véhicule obéit à des règles propres, avec des plafonds de déduction, que nous traitons dans l’article sur les frais de véhicule du professionnel de santé.

Enfin, quelle que soit la formule, votre déclaration 2035 doit refléter le bon traitement : loyers en charges l’année du paiement, ou matériel au registre des immobilisations avec son tableau d’amortissement. Le simulateur de cotisations Urssaf vous montre l’effet d’une charge de plus sur vos cotisations de l’année. Et si vous hésitez entre deux offres, prenez rendez-vous : nous les comparons sur vos chiffres.

Méthode et hypothèses du calcul

Cotisations calculées avec le moteur public de l’Urssaf (barèmes 2026, activité créée avant 2026), à la déclaration contrôlée ; impôt sur le revenu au barème des revenus de 2025, pour une personne seule. Matériel acquis ou loué le 1er janvier de la première année. Emprunt de 60 mensualités constantes sur le prix TTC, sans apport, à 3,7 %, niveau des nouveaux crédits à l’équipement de moins de 50 000 € relevé par la Banque de France au deuxième trimestre 2026 (3,74 % sous 25 000 €, 3,71 % de 25 000 à 50 000 €, pour les sociétés non financières) ; crédit-bail de 60 loyers mensuels constants calculés sur le prix hors taxes, option d’achat à 1 % de ce prix, TVA de 20 % sur les loyers et sur l’option, non récupérée ; option amortie après la levée. Amortissement linéaire sur sept ans, dans la fourchette indicative du BOFiP (le résultat est le même sur cinq ans quand le revenu est stable). Revenu identique chaque année, sauf dans le cas de l’installation ; montants non actualisés ; cotisations dues sur le revenu de l’année, après régularisation. Les taux du crédit-bail testés (même taux que la banque, puis un et deux points de plus) sont des hypothèses : aucun taux public de référence n’existe pour le crédit-bail de matériel médical.

Focus 2026

Trois repères pour cette année.

  • Barèmes du calcul. Cotisations 2026 au moteur de l’Urssaf et barème de l’impôt sur les revenus de 2025 : nos montants seront mis à jour avec les barèmes suivants.
  • Seuil du micro-BNC. Au-delà de 83 600 € de recettes, le régime de la déclaration contrôlée s’impose, et avec lui la déduction des loyers et des amortissements.
  • TVA au 1er janvier 2027. Une ordonnance de décembre 2025 déplace la TVA dans un nouveau code, celui des impositions sur les biens et services : les articles cités ici pour la TVA changeront de numéro.

Les erreurs qui coûtent cher en finançant son matériel

Quatre erreurs reviennent souvent.

Comparer des mensualités

Deux offres de durées ou de valeurs de rachat différentes ne se comparent qu’à leur taux et à leur coût total.

Croire au cadeau fiscal

Le crédit-bail déplace la déduction dans le temps ; il ne la rend pas plus grande.

Oublier le régime micro-BNC

L’abattement de 34 % couvre déjà les loyers : aucune déduction supplémentaire n’est possible.

Déduire le matériel acheté d’un coup

Un équipement acheté s’amortit sur sa durée d’utilisation ; le passer en charge l’année de l’achat expose à un redressement.

Avant de prendre rendez-vous

Je reprends un cabinet et une partie du matériel est encore en leasing. Je dois tout racheter ?

La réponse Contomed : Non : le matériel en crédit-bail appartient au loueur, pas au cédant. On fait la liste des contrats, on décide pour chacun de le reprendre, de le racheter ou de le laisser, et on ne paie au cédant que le matériel qui est vraiment à lui.

Comment Contomed vous accompagne

Contomed accompagne les praticiens qui équipent leur cabinet : comparaison des offres de financement, traitement comptable et fiscal, déclarations.

Trois missions reviennent le plus souvent :

  • Comparaison des offres : Crédit-bail, location ou emprunt : coût réel de chaque offre après impôt et cotisations, sur vos chiffres.
  • Registre et amortissements : Inscription du matériel acheté, tableau d’amortissement, levée d’option et cession du matériel.
  • Déclaration 2035 : Loyers, intérêts et amortissements à la bonne ligne, provisions pour impôt et cotisations.

Prendre RDV découverte

Tarifs clairs pour les professionnels de santé libéraux

Nos forfaits démarrent à 75 € HT par mois pour la formule BNC standard et 85 € HT par mois pour celle qui ajoute le point à six mois, la déclaration 2042 et la réponse aux courriers de l’administration fiscale et des caisses. Pas de frais cachés, résiliation libre, sans engagement.

Les structures plus complexes, SEL, SPFPL, SCI et location meublée, relèvent de la formule sur-mesure, établie sur devis : la charge de travail dépend du montage, pas d’un forfait. La réponse chiffrée est remise sous 24 heures ouvrées après le rendez-vous. Prendre RDV découverte.

Combien coûte un expert-comptable pour votre situation ? Estimer mon tarif en trois questions.

Article à vocation informative, à jour à la date indiquée : les règles fiscales et sociales évoluent chaque année. Votre situation mérite un chiffrage personnalisé.

FAQ - Financer le matériel médical

Les questions que nous posent les praticiens
Les loyers de crédit-bail sont-ils déductibles en BNC ?

Oui, à la déclaration contrôlée : ils se déduisent l’année où vous les payez. En micro-BNC, non : l’abattement forfaitaire de 34 % couvre toutes les charges.

Le crédit-bail est-il plus avantageux qu’un emprunt pour du matériel médical ?

Pas fiscalement à taux égal : notre calcul trouve quelques dizaines d’euros d’écart sur 24 000 € ou 60 000 € de matériel. La différence vient du taux, chaque point coûtant plusieurs centaines d’euros après impôt et cotisations.

Comment connaître le taux d’un crédit-bail ?

À partir du loyer : sur 60 mois, avec une option de 1 %, 10 000 € TTC coûtent 165 € par mois sans frais financiers, puis environ 4,60 € de plus par mois pour chaque point de taux.

Un praticien récupère-t-il la TVA sur un crédit-bail ?

Non, ses soins étant exonérés de TVA. Il la paie sur chaque loyer, part financière comprise, et la déduit avec le loyer TTC ; avec un emprunt, il la paie sur le prix d’achat et l’amortit avec le matériel.

Que devient le matériel en crédit-bail lors de la vente du cabinet ?

Il appartient au loueur et ne fait pas partie de la cession. Le repreneur peut reprendre le contrat avec l’accord du loueur, ou le cédant rachète le matériel au loueur avant de le céder, si le contrat le permet.

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