Micro-BNC ou déclaration contrôlée : le choix du kiné

23 octobre 2026

Par Marjorie Gonzalez, expert-comptable inscrite à l’Ordre. Rédigé le 23 octobre 2026. Lecture : 13 min.

L’essentiel à retenir

Le micro-BNC impose 66 % des recettes ; la déclaration contrôlée impose le bénéfice réel, après frais et cotisations déductibles.

Pour un kiné, les cotisations déductibles pèsent déjà près de 19 % des recettes : la déclaration contrôlée devient plus favorable dès que les frais dépassent environ 15 % des recettes.

Les règles de 2026 en bref :

  • Seuil de 83 600 € pour les recettes 2026 à 2028, apprécié sur l’année précédente ou l’avant-dernière : il faut deux années au-dessus pour sortir du micro-BNC.
  • À la création, micro-BNC de plein droit l’année d’installation et la suivante, sauf option.
  • L’option pour le réel se prend jusqu’à la date de dépôt de la 2035 de l’année concernée, donc après coup.
  • À 70 000 € de recettes et 25 % de frais, 1 639 € d’impôt en moins au réel pour une personne seule.
  • Plus de majoration pour non-adhésion ni de réduction d’impôt pour frais de comptabilité.
Marjorie Gonzalez expert-comptable Contomed

Marjorie Gonzalez

Expert-comptable diplômée · Co-fondatrice de Contomed · SUPRA 140001389901

J’accompagne les professionnels de santé libéraux sur la structuration juridique et fiscale de leur exercice : choix de statut, passage en SELARL, montage SPFPL, optimisation patrimoniale.

Ma conviction : comprendre ses chiffres, c’est reprendre le contrôle.

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Ce que nous entendons toutes les semaines

Je suis au micro-BNC depuis mon installation parce que c’est plus simple. Mon loyer a doublé en changeant de cabinet, est-ce que je devrais passer au réel ?

La réponse Contomed : Avec un loyer en hausse, c’est probable, et vous pouvez encore le décider pour l’année écoulée tant que la date de dépôt de la 2035 n’est pas passée. Nous comparons les deux régimes sur vos chiffres avant de trancher.

Les honoraires d’un kiné libéral relèvent des bénéfices non commerciaux, et l’administration propose deux façons de les imposer : le micro-BNC, qui retient un bénéfice forfaitaire, ou la déclaration contrôlée, qui retient le bénéfice réel. Le bon choix se trouve par le calcul, et il peut même se faire une fois l’année terminée, chiffres en main. Ce guide pose les règles de 2026 et le calcul propre à un cabinet de kinésithérapie.

Micro-BNC et déclaration contrôlée : ce qui les sépare

Au micro-BNC, vous déclarez le montant brut de vos recettes sur votre déclaration de revenus, et l’administration en retire un abattement forfaitaire de 34 %, jamais inférieur à 305 €. Les 66 % restants forment le bénéfice imposable, quels que soient vos frais réels et vos cotisations. Attention à la confusion fréquente : le micro-BNC est un régime fiscal, pas le statut de micro-entrepreneur, que l’Urssaf ferme aux praticiens et auxiliaires médicaux.

En déclaration contrôlée, le bénéfice est la différence entre les recettes encaissées et les dépenses professionnelles payées dans l’année. Il se déclare sur la déclaration n° 2035 et suppose une comptabilité tenue au fil de l’eau : un livre-journal des recettes et des dépenses, et un registre des immobilisations et des amortissements. Le calendrier de dépôt est rappelé sur notre page consacrée à la date limite de la déclaration BNC, et la façon de remplir l’ensemble dans notre guide de la déclaration fiscale d’une profession libérale.

Les deux régimes taxent le même revenu au même barème ; seule change la façon de mesurer le bénéfice. C’est pourquoi l’écart peut atteindre plusieurs centaines, voire milliers d’euros d’impôt pour un même cabinet.

Le seuil de 83 600 € et la règle des deux années

Le micro-BNC s’applique tant que les recettes de l’année précédente ou celles de l’avant-dernière année ne dépassent pas 83 600 €, seuil fixé pour les recettes 2026 à 2028. Il faut donc deux années consécutives au-dessus du seuil pour en sortir : une seule bonne année ne suffit pas. Exemple : 80 000 € de recettes en 2025 puis 90 000 € en 2026 laissent le micro-BNC applicable en 2027, puisque 2025 reste sous le seuil ; si 2027 dépasse à son tour 83 600 €, la déclaration contrôlée s’impose pour 2028. Les recettes s’apprécient au prorata du temps d’activité lorsque l’année n’est pas complète, sur la base de 365 jours.

À la création du cabinet, le micro-BNC s’applique de plein droit l’année de l’installation et l’année suivante, puisque aucune année de référence n’existe encore, sauf si vous optez pour la déclaration contrôlée. Pour un kiné, les recettes comprennent les honoraires encaissés, mais aussi les indemnités forfaitaires de déplacement et les indemnités kilométriques facturées aux patients : ce sont des recettes, et les frais de déplacement correspondants se déduisent en déclaration contrôlée. Les redevances perçues d’un collaborateur ou d’un assistant s’y ajoutent aussi, avec leurs propres règles, détaillées dans notre article sur le contrat de collaboration d’un kiné.

Le calcul : 34 % d’abattement contre vos frais réels

L’abattement de 34 % est censé couvrir à la fois les frais professionnels et les cotisations sociales, qui ne se déduisent pas en plus au micro-BNC. La question se résume donc à une comparaison : vos frais réels et vos cotisations déductibles dépassent-ils 34 % de vos recettes ?

Pour un kiné, les cotisations déductibles pèsent à elles seules une part importante des recettes. Prenons 70 000 € de recettes : avec 15 % de frais, les cotisations déductibles calculées par le moteur de l’Urssaf (barèmes 2026) atteignent 13 148 €, soit près de 19 % des recettes. Frais et cotisations déductibles représentent alors 33,8 % des recettes, presque exactement l’abattement. Dès que les frais dépassent environ 15 % des recettes, la déclaration contrôlée devient la plus favorable pour l’impôt ; avec 25 % de frais, elle fait payer 1 639 € de moins à une personne seule.

Le tableau ci-dessous compare l’impôt sur le revenu dans les deux régimes, pour une personne seule sans autre revenu, au barème voté pour les revenus 2025. Les cotisations sociales diffèrent elles aussi selon le régime, car leur assiette n’est pas calculée de la même façon : la comparaison complète se fait sur vos chiffres. Pour passer du bénéfice au revenu disponible, notre article sur le salaire d’un kiné libéral déroule le calcul jusqu’au net, et notre page micro-BNC ou régime réel généralise le comparatif à toutes les professions de santé.

Marjorie Gonzalez expert-comptable Contomed

Le conseil d’expert

Un kiné dont les frais dépassent 15 % de ses recettes, ce qui est courant avec un loyer et du matériel, a le plus souvent intérêt à la déclaration contrôlée, au moins pour l’impôt. Le micro-BNC ne garde l’avantage que pour un cabinet très léger : remplacements, exercice au domicile des patients, matériel réduit.

Marjorie Gonzalez, expert-comptable Contomed

70 000 € de recettes : l’impôt au micro-BNC et au réel

Frais Imposable Impôt
Micro-BNC 46 200 6 964
Réel, 10 % 49 157 7 851
Réel, 15 % 46 352 7 010
Réel, 20 % 43 546 6 168
Réel, 25 % 40 737 5 325

Deux cabinets, deux réponses

Le même raisonnement ne donne pas le même verdict d’un kiné à l’autre. Deux situations courantes, calculées avec le moteur de l’Urssaf et le barème voté pour les revenus 2025, pour une personne seule sans autre revenu.

Un remplaçant qui exerce avec peu de frais. Il encaisse 40 000 € de rétrocessions dans l’année et ne supporte que 8 % de frais : véhicule, assurance, téléphone. Au micro-BNC, son bénéfice imposable est de 26 400 € et son impôt de 1 468 €. En déclaration contrôlée, ses cotisations déductibles, alourdies par les cotisations forfaitaires comme l’invalidité-décès, pèsent 21,6 % de ses recettes ; avec ses frais, le total reste sous l’abattement, et son bénéfice imposable atteint 28 147 €, pour 1 747 € d’impôt. Le micro-BNC reste ici le meilleur choix, et le plus simple.

Un titulaire en cabinet partagé avec plateau technique. Il encaisse 75 000 € d’honoraires et ses frais atteignent 28 % : quote-part du loyer et du matériel, linge, logiciel, formation, déplacements. Au micro-BNC, son bénéfice imposable serait de 49 500 €, pour 7 954 € d’impôt. En déclaration contrôlée, il tombe à 41 940 €, et l’impôt à 5 686 € : 2 268 € de moins chaque année, avant même l’effet sur les cotisations.

Entre ces deux profils, la frontière se déplace avec le niveau de recettes, parce que le poids des cotisations déductibles varie : un peu plus de 21 % des recettes à 40 000 €, environ 16 % à 75 000 €. D’où l’intérêt de refaire le calcul chaque année plutôt que de garder le régime choisi à l’installation.

Passer au réel en pratique

Si vous optez au printemps pour l’année qui vient de s’écouler, la déclaration 2035 doit être établie à partir des encaissements et des paiements de toute l’année : relevés bancaires, relevés de l’Assurance maladie, factures des fournisseurs, appels de cotisations. Le résultat se reporte ensuite sur la déclaration complémentaire de revenus, la 2042-C-PRO, comme au micro-BNC.

Le matériel dont le cabinet dispose s’inscrit au registre des immobilisations, et chaque nouvel achat de plus de 500 € HT y prend place. Les cotisations sociales versées dans l’année, souvent le poste qui fait basculer le calcul, se déduisent à hauteur de leur part déductible.

À partir de cette première année, la comptabilité se tient au fil de l’eau, mois par mois, idéalement dans un logiciel relié au compte bancaire professionnel, ce qui rend aussi les provisions pour l’impôt et les cotisations beaucoup plus faciles à suivre.

Ce qu’un kiné déduit en déclaration contrôlée

Toute dépense nécessitée par l’exercice de la profession, justifiée et payée dans l’année se déduit des recettes, à deux exceptions près : le matériel durable, qui s’amortit, et le remboursement du capital d’un emprunt, qui ne se déduit pas. Pour un cabinet de kinésithérapie, les postes les plus fréquents sont :

  • le loyer et les charges du local, ou votre quote-part des dépenses d’une société civile de moyens ;
  • le matériel : par tolérance, le petit matériel dont la valeur unitaire n’excède pas 500 € HT peut se déduire l’année de l’achat ; le reste s’amortit sur sa durée d’utilisation ;
  • les frais de véhicule pour les visites à domicile, au barème kilométrique BNC ou pour leur montant réel ;
  • le blanchissage du linge professionnel, justifié ;
  • la formation continue en lien direct avec l’exercice, déplacements compris ;
  • les assurances professionnelles, le logiciel, les frais bancaires et les honoraires comptables ;
  • les cotisations sociales obligatoires, à l’exception de la part non déductible de la CSG et de la CRDS, soit 2,9 points de leur taux de 9,7 %.

L’inventaire complet, avec les cas limites, figure dans notre article sur les charges déductibles en BNC, et le passage du bénéfice à l’impôt dans notre guide de l’impôt des BNC.

Marjorie Gonzalez expert-comptable Contomed

Le conseil d’expert

Pour les dépenses mixtes, téléphone, véhicule, pièce du domicile utilisée pour l’administratif, notez au livre-journal la clé de répartition retenue et gardez-en la justification : seule la part professionnelle se déduit, et c’est elle qu’un contrôle vérifie en premier.

Marjorie Gonzalez, expert-comptable Contomed

Opter, renoncer : les délais à connaître

L’option pour la déclaration contrôlée n’a pas à être prise à l’avance. Elle s’exerce dans le délai de dépôt de la déclaration n° 2035 de l’année concernée : un kiné au micro-BNC en 2026 peut ainsi choisir, jusqu’à la date limite de dépôt de la 2035 de 2026, en principe le deuxième jour ouvré qui suit le 1er mai 2027, délai éventuellement prolongé pour la télétransmission, d’être imposé au réel au titre de 2026, en déposant simplement une 2035. L’option vaut un an et se reconduit tacitement chaque année tant que vous restez dans le champ du micro-BNC.

Pour revenir au micro-BNC, la renonciation se fait dans les délais de dépôt de la déclaration de l’année qui précède celle où elle s’applique. L’option cesse d’elle-même si vos recettes dépassent le seuil deux années de suite, puisque la déclaration contrôlée devient alors obligatoire.

Une seconde option existe, plus rare : la comptabilité d’engagement, qui retient les créances acquises et les dépenses engagées plutôt que les encaissements. Elle se prend avant le 1er février de l’année concernée, ou, l’année du début d’activité, dans les délais de dépôt de la première 2035, et ne présente d’intérêt que dans des cas particuliers.

Marjorie Gonzalez expert-comptable Contomed

Le conseil d’expert

Même au micro-BNC, tenez un suivi simple de vos encaissements et de vos dépenses. C’est lui qui permet, au printemps, de vérifier en quelques minutes si l’option pour la déclaration contrôlée vous ferait gagner sur l’année écoulée, avant que le délai ne se ferme.

Marjorie Gonzalez, expert-comptable Contomed

Ce qui a disparu : majoration, réduction d’impôt

Deux arguments anciens circulent encore et n’ont plus cours. La majoration de 25 % du bénéfice des professionnels qui n’adhéraient pas à un organisme de gestion agréé a été réduite par paliers, puis supprimée à partir des revenus 2023. La réduction d’impôt pour frais de comptabilité, égale aux deux tiers des dépenses dans la limite de 915 €, a été supprimée par la loi de finances pour 2025.

Adhérer à un organisme de gestion n’apporte donc plus d’avantage fiscal propre. Le choix entre micro-BNC et déclaration contrôlée se joue désormais sur le seul calcul du bénéfice. Ces deux règles alimentent encore beaucoup de conseils en ligne : vérifiez la date d’une source avant d’en tirer une décision.

Ce que le régime change pour vos cotisations

Les cotisations sociales partent du revenu retenu par le régime fiscal, mais pas à l’identique. Au micro-BNC, elles se calculent à partir du bénéfice forfaitaire ; en déclaration contrôlée, à partir des recettes diminuées des frais professionnels, avant cotisations sociales, puis d’un abattement de 26 % encadré par un minimum et un maximum. Selon le niveau de vos frais, l’assiette sociale sera plus ou moins élevée dans un régime que dans l’autre, et la comparaison se fait sur vos chiffres. Dans les deux régimes, certaines cotisations de la CARPIMKO restent fixes ou minimales en 2026 : 1 022 € d’invalidité-décès, 2 091 € au moins de retraite complémentaire. La façon dont ces revenus se reportent sur la déclaration est détaillée dans notre guide du volet social de la 2042 pour un kiné, et notre simulateur de cotisations URSSAF chiffre les cotisations à partir de votre bénéfice.

Le régime se choisit chaque année, au vu des chiffres. C’est l’un des premiers points qu’examine un expert-comptable pour kinésithérapeutes à l’installation, puis à chaque printemps. Un rendez-vous découverte de 15 minutes suffit pour vérifier votre situation.

Sources : code général des impôts, articles 93 A, 97, 99, 102 ter (version en vigueur au 1er juillet 2026) et 197 ; BOFiP BOI-BNC-DECLA-10-10, BOI-BNC-DECLA-20-10, BOI-BNC-BASE-20-20 et BOI-BNC-BASE-40-60-30 ; loi de finances pour 2021, article 34 ; loi de finances pour 2025 ; urssaf.fr ; moteur de calcul de l’Urssaf, barèmes 2026.

Focus 2026 : les règles du régime fiscal des kinés

Ce qui s’applique aux recettes de 2026.

  • Un seuil de 83 600 €. Il vaut pour les recettes 2026 à 2028, contre 77 700 € pour les recettes 2023 à 2025, avec un abattement inchangé de 34 %.
  • Plus d’avantage lié aux organismes de gestion. Ni majoration pour les non-adhérents, ni réduction d’impôt pour frais de comptabilité depuis la loi de finances pour 2025.
  • Une assiette sociale réformée. En déclaration contrôlée, les cotisations proportionnelles portent depuis les revenus 2025 sur les recettes diminuées des frais professionnels, avant cotisations sociales, puis d’un abattement de 26 %, encadré par un minimum et un maximum.

Erreurs à éviter dans le choix du régime fiscal

Les erreurs les plus coûteuses tiennent au calendrier ou à des règles qui ont disparu.

Confondre micro-BNC et micro-entrepreneur

Le micro-BNC est un régime d’imposition ; le régime micro-social n’est pas ouvert aux praticiens et auxiliaires médicaux.

Croire qu’une seule bonne année fait sortir du micro-BNC

Le seuil s’apprécie sur l’année précédente ou l’avant-dernière : il faut deux années consécutives au-dessus de 83 600 € (seuil des recettes 2026 à 2028).

Laisser passer la date de l’option

L’option pour le réel se prend au plus tard à la date de dépôt de la 2035 de l’année concernée ; après, l’année reste au micro-BNC.

Compter sur un avantage d’organisme de gestion agréé

La majoration pour non-adhésion a disparu à partir des revenus 2023, la réduction d’impôt pour frais de comptabilité avec la loi de finances pour 2025.

Avant de prendre rendez-vous

Je m’installe en janvier dans un cabinet partagé. Faut-il opter pour le réel dès la première année ?

La réponse Contomed : Le micro-BNC s’applique de plein droit les deux premières années, mais l’option reste ouverte. Nous chiffrons vos frais d’installation et vos cotisations pour voir si le réel est plus favorable dès la première année.

Nos services. Nous tranchons votre régime fiscal chaque année

Contomed accompagne les kinésithérapeutes libéraux sur leur fiscalité, de la création du cabinet à la déclaration de chaque printemps.

Concrètement :

  • Simulation micro-BNC et réel : Vos recettes, vos frais et vos cotisations réels comparés dans les deux régimes, impôt et cotisations compris, avant la date limite de l’option.
  • Tenue de la déclaration contrôlée : Livre-journal, registre des immobilisations, amortissements du matériel et déclaration 2035 préparés à partir de vos relevés.
  • Revue des déductions : Véhicule, blanchissage, formation, dépenses mixtes : chaque poste justifié et ventilé pour tenir en cas de contrôle.

Prendre RDV découverte

Tarifs clairs pour les kinés au micro-BNC ou au réel

Nos forfaits démarrent à 75 € HT par mois pour la formule BNC standard et 85 € HT par mois pour celle qui ajoute le point à six mois, la déclaration 2042 et la réponse aux courriers de l’administration fiscale et des caisses. Pas de frais cachés, résiliation libre, sans engagement.

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FAQ - Micro-BNC ou déclaration contrôlée pour un kiné

Les questions que nous posent les kinés sur leur régime fiscal
Un kiné peut-il être au micro-BNC ?

Oui, tant que ses recettes de l’année précédente ou de l’avant-dernière année ne dépassent pas 83 600 € (seuil des recettes 2026 à 2028). Le bénéfice imposable est alors égal à 66 % des recettes. En revanche, un kiné ne peut pas être micro-entrepreneur : le régime micro-social est fermé aux praticiens et auxiliaires médicaux.

À partir de quel niveau de frais le réel est-il plus intéressant pour un kiné ?

Le réel l’emporte dès que vos frais et vos cotisations déductibles dépassent 34 % des recettes. Pour un kiné à 70 000 € de recettes, les cotisations déductibles représentent déjà près de 19 % des recettes : le basculement intervient vers 15 % de frais. À 25 % de frais, l’impôt d’une personne seule baisse de 1 639 €.

Jusqu’à quand peut-on opter pour la déclaration contrôlée ?

Jusqu’à la date limite de dépôt de la déclaration 2035 de l’année concernée. Pour l’année 2026, l’option peut donc être exercée au printemps 2027, en principe jusqu’au deuxième jour ouvré qui suit le 1er mai, délai éventuellement prolongé pour la télétransmission, en déposant une 2035. Elle vaut un an et se reconduit tacitement.

Les indemnités de déplacement entrent-elles dans les recettes ?

Oui. Les indemnités forfaitaires de déplacement et les indemnités kilométriques facturées aux patients sont des recettes professionnelles, qu’elles soient forfaitaires ou égales aux frais réels. En déclaration contrôlée, les frais de déplacement correspondants se déduisent pour leur montant réel ou selon le barème kilométrique.

Faut-il encore adhérer à une AGA pour éviter la majoration ?

Non. La majoration de 25 % du bénéfice des non-adhérents a été supprimée progressivement et ne s’applique plus depuis les revenus 2023. La réduction d’impôt pour frais de comptabilité a, elle, disparu avec la loi de finances pour 2025. L’adhésion n’apporte plus d’avantage fiscal propre.

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