Par Marjorie Gonzalez, expert-comptable inscrite à l’Ordre. Rédigé le 22 octobre 2025, mis à jour le 27 octobre 2026 (voir les mises à jour). Lecture : 13 min.
L’essentiel à retenir
Médecins, dentistes, sages-femmes, infirmiers et kinés doivent être inscrits au tableau de leur Ordre ; les orthophonistes font enregistrer leur diplôme.
Pour les médecins, dentistes et sages-femmes, l’Ordre a jusqu’à trois mois pour statuer : commencez trois à quatre mois avant l’ouverture.
Les délais et chiffres de 2026 à connaître :
- Déclaration sur le guichet unique dans les huit jours qui suivent le début d’activité.
- Premier paiement à l’Urssaf au plus tôt 90 jours après le début, sur des bases forfaitaires.
- Urssaf : cotisations provisionnelles calculées sur 9 131 € et 19 224 € tant que votre premier revenu n’est pas connu.
- Micro-BNC possible si les recettes de 2025 ou de 2024 n’ont pas dépassé 83 600 €.
- Aides de l’Assurance maladie imposables et soumises à cotisations.
Ce que nous entendons toutes les semaines
Au moment de m’installer, j’ai coché micro-BNC par défaut sur le formulaire, sans avoir comparé ce que donnerait le régime réel sur mon niveau de charges prévisionnel.
La réponse Contomed : Le choix entre micro-BNC et régime réel se calcule en confrontant vos charges prévisionnelles réelles au taux d’abattement forfaitaire du micro, poste par poste, avant le dépôt du dossier d’installation.
Médecin, infirmier, kiné, orthophoniste, sage-femme ou chirurgien-dentiste : passer au libéral, c’est gagner en autonomie, mais aussi enchaîner une dizaine de formalités auprès d’organismes qui ne se parlent pas. L’ordre compte, les délais aussi : l’inscription à l’Ordre peut à elle seule prendre trois mois. Ce guide pose le socle commun à toutes les professions de santé, puis renvoie, métier par métier, vers le guide détaillé qui chiffre votre situation en 2026.
Commencer trois à quatre mois avant l’ouverture
La plupart des calendriers d’installation sous-estiment la première étape. Pour un médecin, un chirurgien-dentiste ou une sage-femme, le conseil départemental de l’Ordre dispose de trois mois pour statuer sur l’inscription, à compter de la réception d’un dossier complet, délai prolongé de deux mois au plus si une expertise est ordonnée. Tant que l’inscription n’est pas prononcée, impossible d’exercer, et la CPAM ne peut pas enregistrer votre activité. Un dossier déposé un mois avant la date d’ouverture prévue, c’est une ouverture qui risque d’être repoussée.
Le bon point de départ se situe donc trois à quatre mois avant le premier patient. Cette période sert à valider le lieu d’exercice, à réunir les pièces du dossier ordinal, à construire un prévisionnel d’installation si une banque doit financer le local ou le matériel, et à choisir le cadre juridique et fiscal. Les décisions prises à ce moment, secteur conventionnel, régime fiscal, forme d’exercice, sont souvent difficiles à défaire ensuite.
Le conseil d’expert
Déposez votre dossier d’inscription à l’Ordre avant de signer un bail à date fixe. Un loyer qui court pendant que l’Ordre instruit votre demande pèse sur la trésorerie avant même le premier encaissement.
Marjorie Gonzalez, expert-comptable Contomed
Les démarches communes à toutes les professions de santé
Quelle que soit votre profession, le parcours suit la même trame :
- L’enregistrement de votre diplôme et, pour les professions à Ordre, l’inscription au tableau. Le code de la santé publique impose aux médecins, chirurgiens-dentistes, sages-femmes, infirmiers et masseurs-kinésithérapeutes d’être inscrits au tableau de leur Ordre pour exercer. Les orthophonistes, qui n’ont pas d’Ordre, font enregistrer leur diplôme, sans frais, avant leur entrée dans la profession.
- L’assurance de responsabilité civile professionnelle. Elle est obligatoire pour tout professionnel de santé exerçant à titre libéral.
- L’enregistrement auprès de la CPAM. Il ouvre le conventionnement, la facturation à l’Assurance maladie et, pour les praticiens conventionnés, une prise en charge d’une partie des cotisations sociales.
- La déclaration de début d’activité. Dans les huit jours suivant le premier jour d’exercice, vous déclarez l’activité en ligne sur le guichet unique des formalités des entreprises, qui prévient l’Urssaf, l’Insee et les impôts.
- L’affiliation à votre caisse de retraite. Elle dépend de votre profession, et prend effet en principe au premier jour du trimestre civil qui suit le début de l’activité libérale.
- La comptabilité et un compte bancaire dédié à l’activité. Tenir les comptes dès le premier encaissement, sur un compte réservé à l’activité, prépare la première déclaration de revenus et les régularisations de cotisations.
Autre angle mort : le régime des praticiens conventionnés ne verse d’indemnités journalières maladie qu’après douze mois d’affiliation continue. Sauf affiliation antérieure prise en compte, un arrêt de travail pendant la première année d’exercice peut donc rester sans indemnisation, d’où l’intérêt d’étudier une prévoyance de professionnel de santé avant l’ouverture.
Déjà remplaçant : ce qui change au moment de s’installer
Beaucoup de praticiens s’installent après plusieurs années de remplacements. Leur activité libérale a alors déjà commencé, et plusieurs règles de début d’activité ne jouent plus. Les cotisations Urssaf calculées sur des forfaits ne valent qu’au démarrage, au plus pendant les deux premières années d’activité, et la dispense de retraite complémentaire de la CARMF, réservée aux médecins qui débutent avant 40 ans, porte sur les deux premières années d’affiliation : un remplaçant affilié depuis trois ans ne bénéficie donc plus des montants de début d’activité au moment de s’installer.
Ce qui change, en revanche, c’est la nature des honoraires. Le remplaçant facturait sous la situation conventionnelle du praticien remplacé et percevait une rétrocession ; une fois installé, il facture en son nom, avec ses propres frais de cabinet. Ses recettes, ses charges et souvent son régime fiscal évoluent d’un coup, ce qui justifie de refaire le calcul plutôt que de reconduire les choix de remplaçant. Notre guide du remplaçant libéral en santé décrit le point de départ.
Pour les médecins, le code de déontologie a changé le 30 juillet 2026 : la restriction automatique de deux ans, qui suivait trois mois de remplacement, consécutifs ou non, et visait une installation susceptible de concurrencer directement le remplacé ou ses associés, a disparu. Le nouvel article R. 4127-86 prévoit qu’un contrat de remplacement peut comporter une clause de non-réinstallation ; en sa présence, une installation susceptible de concurrencer directement le remplacé exige son accord ou, à défaut, l’autorisation du conseil départemental de l’Ordre.
Ce qui change selon votre profession
Le socle est commun, mais l’Ordre, la caisse de retraite et les aides diffèrent d’un métier à l’autre. Les repères, profession par profession :
Médecin
Inscription au tableau du conseil départemental de l’Ordre des médecins, choix du secteur conventionnel dans le mois qui suit la demande d’adhésion à la convention, et affiliation à la CARMF. Les aides conventionnelles ont été refondues au 1er janvier 2026 : une somme unique de 10 000 € en zone d’intervention prioritaire ou de 5 000 € en zone d’action complémentaire pour une première installation, et de 3 000 € pour l’ouverture d’un cabinet secondaire en zone prioritaire. Démarches, secteur 1 ou 2, cotisations chiffrées de la première année : tout est détaillé dans notre guide de l’installation d’un médecin libéral.
Chirurgien-dentiste
Inscription au tableau de l’Ordre des chirurgiens-dentistes, conventionnement auprès de la CPAM et affiliation à la CARCDSF, la caisse commune aux chirurgiens-dentistes et aux sages-femmes. L’investissement de départ, plateau technique et équipement, pèse plus lourd que dans la plupart des autres professions : notre guide de l’installation d’un chirurgien-dentiste en détaille les étapes.
Sage-femme
Inscription au tableau de l’Ordre des sages-femmes, conventionnement et affiliation à la CARCDSF. En zone très sous-dotée ou sous-dotée, les contrats d’aide de l’Assurance maladie atteignent 38 000 € sur cinq ans pour une première installation conventionnée et 34 000 € pour une installation, en contrepartie d’un engagement d’exercice dans la zone. Les forfaits de cotisations de la première année sont chiffrés dans notre guide de l’installation d’une sage-femme libérale.
Infirmier
Enregistrement du diplôme et inscription au tableau de l’Ordre national des infirmiers, conventionnement, et affiliation à la CARPIMKO, qui couvre aussi les kinésithérapeutes et les orthophonistes. L’installation en libéral suppose aussi de remplir les conditions d’expérience fixées par la convention des infirmiers, que notre guide pour s’installer en tant qu’infirmière libérale présente avec le reste du parcours. Les dispositifs propres aux zones sous-dotées font l’objet d’un article dédié aux aides à l’installation des infirmières en zone sous-dotée.
Masseur-kinésithérapeute
Enregistrement du diplôme, inscription au tableau de l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes, conventionnement et affiliation à la CARPIMKO. Beaucoup de kinés commencent comme remplaçants ou collaborateurs avant de s’installer : le choix du contrat change la répartition des honoraires et la fiscalité. Côté aides, notre panorama des aides à l’installation d’un kiné libéral fait le tour des dispositifs ; côté banque, voyez notre guide pour financer son installation de kiné libéral.
Orthophoniste
Pas d’Ordre, mais un enregistrement obligatoire du diplôme avant l’entrée dans la profession, puis le conventionnement et l’affiliation à la CARPIMKO. Les spécificités de la vie du cabinet sont présentées dans notre article sur la gestion d’un cabinet d’orthophoniste libéral.
Les aides et les exonérations à connaître
Deux familles de dispositifs coexistent. Les premières sont conventionnelles : chaque profession conventionnée négocie avec l’Assurance maladie ses propres aides en zone sous-dotée, sur un zonage arrêté par l’agence régionale de santé. Leur montant, leur durée et leurs engagements varient fortement d’un métier à l’autre, d’où les liens ci-dessus.
Les secondes sont fiscales et sociales, et valent pour plusieurs professions :
- l’exonération en zone France ruralités revitalisation, qui exonère le bénéfice d’impôt sur le revenu jusqu’au terme du 59e mois, puis l’impose progressivement sur trois ans ; en zone simple, elle suppose un régime réel, la déclaration contrôlée, alors que la zone « plus » l’ouvre aussi au micro-BNC ;
- une exonération créée en 2026 pour les professionnels de santé qui créent ou reprennent une activité dans un quartier prioritaire de la politique de la ville d’ici à 2030 ;
- la cotisation foncière des entreprises, qui n’est pas due l’année de la création et dont la base est réduite de moitié l’année suivante ; certaines communes en exonèrent les médecins et les auxiliaires médicaux de deux à cinq ans, sur demande. Notre guide de la CFE des professionnels de santé détaille la démarche ;
- l’ACRE, exonération partielle de cotisations la première année, désormais réservée à certains publics : vérifiez votre éligibilité avant de l’intégrer à un prévisionnel.
Les aides versées par l’Assurance maladie ne sont pas un cadeau net : elles entrent dans vos recettes, sont imposables et soumises à cotisations. À l’inverse, une exonération allège l’impôt ou la CFE sans rien ajouter à vos recettes.
Les cotisations des deux premières années
À l’ouverture, ni l’Urssaf ni votre caisse de retraite ne connaissent votre revenu. Elles appellent donc des cotisations provisionnelles sur des bases forfaitaires. Pour un praticien conventionné qui démarre en 2026, l’Urssaf retient deux assiettes forfaitaires, proratisées selon la date de début, tant que le premier revenu n’est pas connu : 19 224 €, soit 40 % du plafond de la Sécurité sociale, pour la maladie et les indemnités journalières, et 9 131 €, soit 19 %, pour les allocations familiales. Le premier paiement n’intervient pas avant 90 jours d’activité, et pour un début d’activité après le 5 août, les cotisations de l’année sont reportées à l’année suivante.
Les caisses de retraite fonctionnent sur le même principe, chacune avec ses montants : notre article sur les cotisations CARMF des médecins et celui sur la CARPIMKO des paramédicaux libéraux les détaillent. Une fois votre premier revenu déclaré, les cotisations proportionnelles sont recalculées : quand l’activité démarre bien, la régularisation fait apparaître un complément à payer en plus des appels de l’année en cours, parfois un trop-versé dans le cas inverse. Certaines cotisations, comme l’invalidité-décès, gardent une part forfaitaire. Le mécanisme des cotisations Urssaf d’un professionnel libéral explique ce décalage, et notre simulateur de cotisations des professionnels de santé chiffre vos cotisations définitives à partir de votre bénéfice.
Le conseil d’expert
Provisionnez chaque mois l’écart entre les cotisations appelées sur les forfaits et celles que votre bénéfice réel justifie. La régularisation de la première année tombe en même temps que les appels de la deuxième, et c’est ce cumul qui fragilise les jeunes installations.
Marjorie Gonzalez, expert-comptable Contomed
Choisir son statut et son régime fiscal
La grande majorité des praticiens démarrent en entreprise individuelle, imposée dans la catégorie des bénéfices non commerciaux. Le choix porte alors sur le régime fiscal. En 2026, le micro-BNC est ouvert aux praticiens dont les recettes de 2025 ou de 2024 sont restées sous 83 600 € : l’administration retient alors 66 % de vos recettes comme bénéfice imposable, quels que soient vos frais. La déclaration contrôlée, sur une déclaration n° 2035, retient vos dépenses réelles : elle devient plus intéressante dès que vos frais dépassent l’abattement. La comparaison se fait chiffres en main, comme dans notre guide micro-BNC ou déclaration contrôlée.
Exercer à plusieurs ne suppose pas forcément une société d’exercice. Une société civile de moyens permet de partager local, secrétariat et matériel en gardant chacun ses honoraires. La société d’exercice libéral vient en général plus tard, quand le bénéfice dépasse durablement les besoins de rémunération ; le panorama des options figure dans notre article sur le statut juridique d’une profession libérale.
Le conseil d’expert
Gardez la possibilité de changer de régime fiscal en tête : l’option pour la déclaration contrôlée se formule dans le délai de dépôt de la déclaration de l’année concernée. Une première année au micro-BNC n’engage donc pas toute la carrière, à condition de refaire le calcul chaque printemps.
Marjorie Gonzalez, expert-comptable Contomed
Le calendrier, de la préparation à la première déclaration
Le tableau ci-dessous replace chaque démarche dans le temps. Les délais en amont de l’ouverture sont des repères de prudence, à ajuster selon votre Ordre et votre département ; ceux qui suivent l’ouverture sont fixés par les textes ou par les organismes.
La première année ne se termine en pratique qu’au printemps suivant, avec la première déclaration de revenus professionnels et le recalcul des cotisations. C’est le moment de vérifier que le régime fiscal choisi était le bon, et d’en changer si nécessaire. Les praticiens qui ont tenu leur comptabilité au fil de l’eau abordent cette échéance sans surprise ; les autres découvrent en même temps leur bénéfice réel, leur impôt et leurs régularisations.
Ce suivi, de la première démarche à la première déclaration, est le cœur de notre accompagnement à l’installation en profession libérale. Un rendez-vous découverte de 15 minutes permet de poser votre calendrier avant même de déposer votre dossier.
Sources : code de la santé publique, articles L. 1142-2, L. 4111-1, L. 4112-3, L. 4113-1, R. 4127-86, L. 4311-15, L. 4321-10 et L. 4341-2 ; code général des impôts, articles 44 quindecies A, 44 octies B, 102 ter, 1464 D et 1478 ; service-public.gouv.fr ; urssaf.fr ; ameli.fr ; CARMF, « Début d’exercice libéral », édition 2026 ; carpimko.com ; avenant 7 à la convention nationale des sages-femmes.
Le calendrier d’une installation en libéral
| Quand | Démarche |
|---|---|
| 4 à 6 mois avant | Projet, lieu d’exercice, prévisionnel, rencontre avec un expert-comptable |
| 3 à 4 mois avant | Dossier d’inscription à l’Ordre, ou enregistrement du diplôme |
| 2 à 3 mois avant | Local et bail, matériel, RCP, compte bancaire dédié |
| Après l’inscription | Enregistrement auprès de la CPAM et conventionnement |
| 8 jours après le début | Déclaration sur le guichet unique |
| Le premier mois | Déclaration à la caisse de retraite |
| 90 jours après, au plus tôt | Premier paiement de cotisations Urssaf |
| Au printemps suivant | Première déclaration de revenus professionnels, puis régularisations |
Focus 2026 : ce qui change pour une installation en libéral
Quatre points à intégrer cette année.
- Des aides médecins refondues. Depuis le 1er janvier 2026, trois aides forfaitaires versées une fois remplacent les contrats démographiques des médecins.
- Un seuil du micro-BNC relevé. Le plafond de recettes est porté à 83 600 € pour les années 2026 à 2028, contre 77 700 € auparavant.
- Une ACRE restreinte. L’exonération de début d’activité est réservée depuis le 1er janvier 2026 à certains publics.
- Une exonération en quartier prioritaire. Les praticiens qui créent ou reprennent une activité dans un quartier prioritaire de la politique de la ville entre 2026 et 2030 ne paient pas d’impôt sur leur bénéfice pendant 59 mois, puis sont imposés progressivement.
Erreurs à éviter quand on s’installe en libéral de santé
Les retards et les mauvaises surprises des débuts viennent presque toujours de l’une de ces quatre situations.
Déposer le dossier ordinal trop tard
Le conseil départemental a jusqu’à trois mois pour statuer : sans inscription, ni exercice ni conventionnement.
Oublier le délai du guichet unique
La déclaration de début d’activité se fait dans les huit jours qui suivent le premier jour d’exercice.
Prendre les forfaits pour des cotisations définitives
Les appels calculés sur les bases forfaitaires sont des avances, recalculées une fois le revenu connu.
Choisir son régime fiscal par défaut
Le micro-BNC n’est intéressant que si vos frais réels restent sous l’abattement de 34 %.
Avant de prendre rendez-vous
En bouclant mon dossier d’installation, je me dis que les premières cotisations sont provisoires, sans vraiment mesurer ce que sera le rattrapage une fois mes revenus réels connus deux ans plus tard.
La réponse Contomed : Contomed fixe avec vous un point stratégique à mi-parcours de votre premier exercice, incluant la modulation à la hausse ou à la baisse de vos cotisations URSSAF et de caisse de retraite dès que vos revenus réels se dessinent.
Nos services. Nous préparons votre installation
Contomed accompagne les professionnels de santé qui s’installent, du dossier ordinal à la première déclaration de revenus.
Nos interventions les plus fréquentes :
- Calendrier et prévisionnel : Les démarches dans le bon ordre et un prévisionnel sur trois ans pour la banque et pour vous.
- Régime fiscal et social : Micro-BNC ou déclaration contrôlée, cotisations des débuts, aides et exonérations auxquelles vous avez droit.
- Comptabilité dès l’ouverture : Recettes, dépenses, première déclaration professionnelle et suivi des régularisations de cotisations.
Tarifs clairs pour les professionnels de santé qui s’installent
Nos forfaits démarrent à 75 € HT par mois pour la formule BNC standard et 85 € HT par mois pour celle qui ajoute le point à six mois, la déclaration 2042 et la réponse aux courriers de l’administration fiscale et des caisses. Pas de frais cachés, résiliation libre, sans engagement.
Les structures plus complexes, SEL, SPFPL, SCI et location meublée, relèvent de la formule sur-mesure, établie sur devis : la charge de travail dépend du montage, pas d’un forfait. La réponse chiffrée est remise sous 24 heures ouvrées après le rendez-vous. Prendre RDV découverte.
Historique des mises à jour
- 27 octobre 2026 : règle de non-réinstallation des médecins remplaçants modifiée le 30 juillet 2026.
- 23 octobre 2026 : article refondu : calendrier corrigé (l’Ordre dispose de trois mois pour statuer), démarches par profession et chiffres 2026.
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Article à vocation informative, à jour à la date indiquée : les règles fiscales et sociales évoluent chaque année. Votre situation mérite un chiffrage personnalisé.
FAQ - Démarches d’installation en profession libérale de santé
Comptez trois à quatre mois. Pour un médecin, un chirurgien-dentiste ou une sage-femme, le conseil départemental de l’Ordre dispose de trois mois à compter du dossier complet pour statuer sur l’inscription, sans laquelle on ne peut ni exercer ni être conventionné.
Inscription au tableau de l’Ordre, ou enregistrement du diplôme pour les orthophonistes, assurance de responsabilité civile professionnelle, enregistrement auprès de la CPAM, déclaration sur le guichet unique dans les huit jours du début d’activité, puis affiliation à la caisse de retraite de la profession.
La CARMF pour les médecins, la CARCDSF pour les chirurgiens-dentistes et les sages-femmes, la CARPIMKO pour les infirmiers, les masseurs-kinésithérapeutes et les orthophonistes. L’affiliation prend effet en principe au premier jour du trimestre civil qui suit le début de l’activité libérale.
Le premier paiement intervient au plus tôt 90 jours après le début d’activité, sur des bases forfaitaires : 9 131 € et 19 224 € en 2026 pour un praticien conventionné. Si l’activité commence après le 5 août, les cotisations de l’année se paient l’année suivante.
Oui. Les aides versées par l’Assurance maladie entrent dans les recettes professionnelles : elles sont imposables et soumises aux cotisations sociales. Les exonérations fiscales, comme celle des zones France ruralités revitalisation, réduisent en revanche l’impôt sans constituer une recette.