Par Baptiste Nava, expert-comptable inscrit à l’Ordre. Rédigé le 2 novembre 2026. Lecture : 13 min.
L’essentiel à retenir
Revenu moyen d’un chirurgien libéral : 195 329 € pour 2024 selon la CARMF, hors cotisations obligatoires, soit près de 15 800 € par mois avant impôt.
À l’hôpital, un praticien hospitalier gagne environ 3 700 € nets par mois au 1er échelon et 7 700 € au 13e, hors indemnités et gardes.
Les repères à garder en tête :
- Les dépassements représentent 35,7 % des honoraires des chirurgiens libéraux en 2025.
- En 2021, le revenu libéral allait de 75 200 € en chirurgie infantile à 182 000 € en neurochirurgie (DREES).
- Aucun texte ne fixe la redevance de clinique ; la Cour des comptes relevait 4,6 % des honoraires dans les contrats examinés en 2019.
- L’Assurance maladie rembourse jusqu’aux deux tiers de la prime de responsabilité civile, retenue dans la limite de 21 000 €.
Ce que nous entendons toutes les semaines
Chef de clinique en orthopédie, on me propose une association en clinique. Comment savoir si la redevance demandée est normale ?
La réponse Contomed : Aucun barème ne la fixe : elle doit correspondre au service rendu. Nous la rapportons aux services réellement fournis, puis nous chiffrons votre revenu net avec ce contrat et avec ses alternatives.
Un chirurgien libéral déclare en moyenne 195 329 € par an à sa caisse de retraite, la CARMF (chiffre 2024), un revenu dont les cotisations obligatoires sont déjà sorties. Après la CSG et la CRDS non déductibles, cela laisse environ 15 800 € par mois avant impôt. Un chirurgien praticien hospitalier gagne environ 3 700 € nets par mois en début de grille et 7 700 € en fin de grille, hors indemnités et gardes. La spécialité pèse autant que le statut : en 2021, la DREES mesurait un revenu libéral de 182 000 € en neurochirurgie et de 137 300 € en chirurgie viscérale. Les chiffres officiels, le calcul du net et notre estimation par région suivent, avec leurs sources.
À l’hôpital : la grille, et l’activité libérale en option
Le chirurgien praticien hospitalier est payé sur la grille commune à tous les médecins des hôpitaux publics, en 13 échelons : 4 633,98 € bruts par mois au premier, 9 368,05 € au dernier, des montants inchangés depuis le 1er juillet 2023. Aucun net n’est publié ; avec les cotisations salariales de 2026, nous arrivons à environ 3 700 € et 7 700 € nets. Plus tôt dans la carrière, un poste d’assistant spécialiste rapporte 33 643,13 € bruts la première année, autour de 2 300 € nets mensuels.
Deux voies s’ouvrent ensuite. Rester exclusivement public ouvre droit à une indemnité dite de service public exclusif, de 1 010 € bruts mensuels. Celui qui veut opérer aussi en libéral peut le faire dans l’hôpital même, à trois conditions posées par le code de la santé publique : exercer à titre principal une activité de même nature dans le public, n’y consacrer que 20 % au plus de son temps de service hebdomadaire, et réaliser moins d’actes en libéral qu’au titre de l’hôpital. Il reverse alors une redevance à l’établissement : 25 % du montant des actes en centre hospitalier universitaire, 16 % en centre hospitalier, et 16 % ou 15 % pour les consultations. Les nuits de garde s’ajoutent dans les deux cas, à 422,03 € bruts chacune depuis 2024.
Le conseil d’expert
Avant de demander une activité libérale à l’hôpital, mettez en regard la redevance due sur vos actes et l’indemnité de service public exclusif que vous perdez, 12 120 € bruts par an : en dessous d’un certain volume d’actes, l’opération ne rapporte rien.
Baptiste Nava, expert-comptable Contomed
En libéral : plus d’un tiers des honoraires en dépassements
En 2025, un chirurgien libéral a facturé en moyenne 503 634 € d’honoraires, dont 188 820 € de dépassements, selon l’Assurance maladie. Rapportés aux montants totaux de la profession, les dépassements représentent 35,7 % des honoraires. La chirurgie est la spécialité du secteur 2 : 82,7 % des chirurgiens libéraux y exerçaient en 2021, d’après la DREES.
Ces honoraires financent d’abord l’outil de travail. Le chirurgien libéral opère le plus souvent dans une clinique, à qui il verse une redevance pour les blocs, le personnel et le matériel mis à sa disposition. Aucun texte n’en fixe le taux. La Cour de cassation a jugé en 2011 qu’elle « ne saurait excéder la valeur du service rendu ». Dans les clauses des contrats qu’elle a examinés, la Cour des comptes relevait en 2019 un niveau de 4,6 % du montant total des honoraires, tout en prévenant que les sommes réellement versées pouvaient s’en écarter. S’y ajoutent le secrétariat, l’assurance et les cotisations ; la DREES mesurait en 2007 un taux de charges de 47,2 % chez les chirurgiens, le dernier publié par spécialité. La liste des dépenses retranchées du bénéfice figure dans notre guide des charges déductibles en BNC.
Le conseil d’expert
Faites préciser dans le contrat d’exercice la liste des services couverts par la redevance de la clinique : c’est elle qui permet, en cas de désaccord, de vérifier que le montant correspond bien au service rendu.
Baptiste Nava, expert-comptable Contomed
L’assurance en responsabilité civile professionnelle est obligatoire, avec une garantie d’au moins 8 millions d’euros par sinistre et 15 millions par an. Aucune statistique publique ne donne la prime moyenne d’un chirurgien ; les fourchettes qui circulent en ligne ne citent pas leur source. L’Assurance maladie en rembourse une partie au chirurgien accrédité qui opère en établissement : les deux tiers de la prime, retenue dans la limite de 21 000 €, en secteur 1 ou avec l’option de pratique tarifaire maîtrisée, 55 % sans cette option.
Au bout de la chaîne, les 7 785 chirurgiens cotisants ont déclaré en moyenne 195 329 € à la CARMF pour 2024. En 2021, 30,6 % des chirurgiens exerçaient en société d’exercice libéral ; pour eux, la part des dividendes exonérée de cotisations n’entre pas dans ce revenu. Le choix entre BNC ou SELARL se pose dès l’installation, et notre guide de la SELARL de médecin en détaille les effets.
OPTAM-ACO : ce que l’option change pour un chirurgien
Depuis le 1er janvier 2025, l’OPTAM-ACO (anesthésie, chirurgie, obstétrique) remplace l’ancien OPTAM-CO. Il s’adresse aux médecins de secteur 2 qui ont réalisé au moins 50 actes de chirurgie l’année précédant leur demande. L’adhérent signe avec sa caisse deux taux d’engagement, calculés sur une période de référence : un taux de dépassement et une part d’activité à tarif opposable. En contrepartie, ses patients sont remboursés sur la base des tarifs du secteur 1, et certains actes bénéficient de majorations : le modificateur K, appliqué à une partie des actes de chirurgie, est passé de 20 % à 25 % le 1er janvier 2025, puis à 30 % le 1er janvier 2026.
L’option recule pourtant : 59,3 % des chirurgiens de secteur 2 éligibles y adhéraient en 2024, 45,6 % en 2025, selon l’Assurance maladie. Le bon choix dépend de votre taux de dépassement réel et de la part de vos actes concernés par les majorations : il se chiffre sur votre propre activité, pas sur une moyenne.
Par spécialité chirurgicale : ce que mesure la DREES
Ces montants viennent de la DREES, seule à détailler le revenu libéral par spécialité chirurgicale : la CARMF et l’Assurance maladie ne publient qu’une catégorie « chirurgie ». Ils portent sur 2021, sa dernière année publiée, qu’elle juge elle-même atypique, et s’entendent charges et cotisations déduites, dividendes de société reconstitués.
L’écart va du simple au double entre la chirurgie infantile (75 200 €) et la neurochirurgie (182 000 €). Le secteur compte autant : un orthopédiste gagnait 115 500 € en secteur 1 et 180 800 € en secteur 2. Les fourchettes mensuelles par spécialité qui circulent en ligne ne citent aucune source. Quant à l’exercice mixte, il concerne 33,3 % des chirurgiens libéraux, loin des « 60 % » parfois avancés.
Revenu libéral des chirurgiens par spécialité en 2021
| Spécialité | Revenu libéral | Secteur 1 | Secteur 2 | En secteur 2 | Activité mixte |
|---|---|---|---|---|---|
| Neurochirurgie | 182 000 € | 175 100 € | 182 800 € | 89,1 % | 35,6 % |
| Orthopédie et traumatologie | 171 600 € | 115 500 € | 180 800 € | 86,2 % | 30,4 % |
| Thoracique et cardio-vasculaire | 163 800 € | 159 300 € | 166 300 € | 62,9 % | 45,3 % |
| Urologie | 163 200 € | 107 400 € | 169 900 € | 89,3 % | 35,7 % |
| Plastique, reconstructrice et esthétique | 161 800 € | 96 900 € | 166 400 € | 93,7 % | 29,4 % |
| Maxillo-faciale et stomatologie | 151 100 € | 160 800 € | 149 900 € | 88,1 % | 35,4 % |
| Chirurgie générale | 137 600 € | 103 500 € | 147 800 € | 77,0 % | 33,9 % |
| Viscérale et digestive | 137 300 € | 102 000 € | 145 700 € | 81,9 % | 36,3 % |
| Vasculaire | 131 900 € | 105 400 € | 139 500 € | 78,8 % | 32,1 % |
| Infantile | 75 200 € | 51 900 € | 81 400 € | 78,1 % | 54,5 % |
Du revenu déclaré au net avant impôt
La CARMF calcule ses cotisations sur le revenu qu’elle publie. Or l’assiette sociale des indépendants était, jusqu’à la réforme de 2025, selon l’Urssaf, « un revenu net des cotisations sociales » : les 195 329 € déclarés ne sont donc pas un brut. Il ne reste à en retirer que la part non déductible de la CSG et la CRDS, 2,9 % de leur assiette.
Avec le moteur de calcul public de l’Urssaf et les barèmes 2026, un chirurgien de secteur 2 qui déclare ce revenu paierait environ 91 400 € de cotisations et contributions, et disposerait d’environ 189 000 € nets avant impôt par an. En secteur 1, l’Assurance maladie prend en charge une partie des cotisations : environ 51 200 € pour un net comparable, d’environ 190 100 €. Notre simulateur URSSAF médecin refait le calcul sur votre revenu, la part retraite est détaillée dans notre guide des cotisations CARMF, et l’impôt dépend ensuite du foyer, comme l’explique notre article sur l’impôt des BNC. À partir des revenus 2025, la réforme de l’assiette sociale remplace la déduction des cotisations par un abattement de 26 % : les prochains chiffres de la CARMF risquent de ne pas se comparer directement à ceux-ci.
Le conseil d’expert
En société d’exercice libéral, demandez la décomposition de votre revenu entre rémunération et dividendes : seule la première apparaît en entier dans les statistiques de la CARMF, ce qui fausse toute comparaison avec la moyenne.
Baptiste Nava, expert-comptable Contomed
Hôpital ou clinique : ce qui reste au chirurgien

Ramené au net avant impôt, le chirurgien libéral moyen gagne environ deux fois ce que touche un praticien hospitalier au dernier échelon. Le libéral paie cependant ce que l’hôpital prend en charge : redevance de clinique, assurance, emprunt pour entrer dans une société, et un revenu qui suit son volume d’actes. Les gardes hospitalières, elles, peuvent ajouter plusieurs milliers d’euros bruts par mois. Au bloc, l’anesthésiste suit une économie voisine, avec des charges plus faibles : nous la détaillons dans notre article sur le salaire d’un anesthésiste.
Selon la région : notre estimation
Faute de statistique régionale officielle, nous partons du revenu national publié par la CARMF et le corrigeons de l’écart entre les honoraires des chirurgiens de chaque région et la moyenne française de 2025. Contrairement à d’autres spécialités, l’Île-de-France n’est pas en tête : le Centre-Val de Loire la devance, à environ 213 000 €. En métropole, la Provence-Alpes-Côte d’Azur ferme la marche, à environ 165 000 €, malgré ses 767 chirurgiens ; outre-mer, la Guadeloupe descend à environ 148 000 €.

Détail par région : revenu estimé des chirurgiens libéraux
| Région | Honoraires 2025 | Revenu estimé |
|---|---|---|
| Centre-Val de Loire | 549 132 € | 213 000 € |
| Île-de-France | 544 688 € | 211 000 € |
| Pays de la Loire | 523 847 € | 203 000 € |
| Hauts-de-France | 520 134 € | 202 000 € |
| Auvergne-Rhône-Alpes | 519 172 € | 201 000 € |
| Normandie | 518 392 € | 201 000 € |
| Nouvelle-Aquitaine | 513 088 € | 199 000 € |
| Grand Est | 504 262 € | 196 000 € |
| Occitanie | 503 603 € | 195 000 € |
| Bourgogne-Franche-Comté | 481 236 € | 187 000 € |
| La Réunion | 467 268 € | 181 000 € |
| Bretagne | 435 731 € | 169 000 € |
| Corse | 428 644 € | 166 000 € |
| Provence-Alpes-Côte d’Azur | 425 185 € | 165 000 € |
| Guadeloupe | 382 850 € | 148 000 € |
Ces écarts portent sur les honoraires ; le niveau des redevances et des loyers varie aussi d’une clinique à l’autre, sans source publique pour le mesurer. Pour situer la chirurgie parmi les autres disciplines, notre page sur le salaire des médecins spécialistes libéraux compare toutes les spécialités. Chiffrer une association en clinique, une activité libérale à l’hôpital ou un passage en société est le métier d’un expert-comptable pour chirurgien ; notre guide de l’installation d’un médecin libéral reprend le calendrier des cotisations, et un rendez-vous découverte de 15 minutes suffit pour poser vos premiers chiffres.
Méthode et sources
- Hôpital. Arrêté du 8 juillet 2022 relatif aux émoluments des personnels médicaux des établissements publics de santé, version en vigueur (montants au 1er juillet 2023) ; arrêté du 30 avril 2003 modifié (gardes) ; code de la santé publique, articles L. 6154-2 (activité libérale) et D. 6154-10-3 (redevance). Net calculé par Contomed avec les taux de cotisations salariales de 2026, arrondi à la centaine d’euros.
- Libéral. CARMF, revenus nets d’activité indépendante 2024 publiés le 29 janvier 2026 (7 785 cotisants en chirurgie) ; Assurance maladie, data.ameli.fr, honoraires 2025 par territoire et adhésion à l’OPTAM ; DREES, Études et Résultats n° 1322 et ses tableaux complémentaires (revenus 2021), document de travail n° 16 (charges 2007).
- Clinique et assurance. Cour de cassation, 1re chambre civile, 28 avril 2011 ; Cour des comptes, référé du 13 juin 2019 sur les cliniques privées ; code de la santé publique, articles L. 1142-2 et R. 1142-4 ; code de la sécurité sociale, article D. 185-1 (aide à l’assurance).
- OPTAM-ACO. Convention médicale de 2024 et pages de l’Assurance maladie consacrées à l’option (critères d’adhésion, modificateur K).
- Passage au net. Nous considérons le revenu publié par la CARMF comme déjà diminué des cotisations obligatoires, conformément à la définition de l’assiette sociale par l’Urssaf avant 2025. Le calcul des cotisations utilise le moteur public de l’Urssaf (barèmes 2026, chirurgien installé de longue date, sans contrat facultatif), qui ne connaît pas l’OPTAM.
- Estimation régionale. Rapport des honoraires 2025 de la région à ceux de la France, appliqué au revenu CARMF 2024 ; aucune estimation sous 20 chirurgiens. Le résultat donne un ordre de grandeur, pas le revenu d’un bloc donné ; les nets régionaux sont calculés en secteur 2.
Focus 2026 : ce qui change pour les chirurgiens
Trois évolutions à connaître cette année.
- Modificateur K à 30 %. Depuis le 1er janvier 2026, la majoration de certains actes de chirurgie atteint 30 % pour les médecins de secteur 1 et les adhérents de l’OPTAM-ACO.
- L’OPTAM-ACO perd des adhérents. 45,6 % des chirurgiens de secteur 2 éligibles y adhéraient en 2025, contre 59,3 % en 2024 (Assurance maladie).
- Une série qui va changer de base. Les revenus 2025 seront les premiers calculés avec l’abattement forfaitaire de 26 % qui remplace la déduction des cotisations ; méfiez-vous des comparaisons avec 2024.
Quatre pièges dans les chiffres de salaire des chirurgiens
Quatre confusions faussent la plupart des comparaisons.
Prendre le revenu CARMF pour un brut
Les cotisations obligatoires en sont déjà retirées ; seules la CSG et la CRDS non déductibles restent à déduire avant l’impôt.
Ignorer le secteur
En 2021, un orthopédiste gagnait 115 500 € en secteur 1 et 180 800 € en secteur 2 (DREES).
Surestimer l’exercice mixte
33,3 % des chirurgiens libéraux avaient aussi une activité salariée en 2021, pas la majorité.
Citer une prime d’assurance moyenne
Aucune statistique publique ne la donne ; seule l’aide de l’Assurance maladie obéit à un barème.
Avant de prendre rendez-vous
Praticien hospitalier en chirurgie viscérale, j’ai une activité libérale à l’hôpital. Ai-je intérêt à partir en clinique ?
La réponse Contomed : Nous comparons les deux trajectoires sur plusieurs exercices : salaire, indemnités, redevance hospitalière et gardes d’un côté ; honoraires, redevance de clinique, assurance, emprunt et cotisations de l’autre.
Nos services. Nous accompagnons les chirurgiens
Contomed suit des chirurgiens libéraux et des praticiens hospitaliers qui s’installent en clinique : prévisionnel, contrat d’exercice, structure, comptabilité et déclarations.
Trois missions reviennent le plus souvent :
- Prévisionnel d’installation en clinique : Honoraires attendus, redevance, assurance, emprunt des parts et cotisations, traduits en revenu disponible mois par mois.
- Choix de structure et d’option : Nom propre, SELARL ou SELAS, OPTAM-ACO ou secteur 2 libre : les options comparées sur votre activité réelle.
- Comptes et déclarations : Déclaration 2035 ou comptes de la société, contrôle des redevances facturées, provisions pour cotisations et impôt.
Tarifs clairs pour les chirurgiens
Nos forfaits démarrent à 75 € HT par mois pour la formule BNC standard et 85 € HT par mois pour celle qui ajoute le point à six mois, la déclaration 2042 et la réponse aux courriers de l’administration fiscale et des caisses. Pas de frais cachés, résiliation libre, sans engagement.
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Article à vocation informative, à jour à la date indiquée : les règles fiscales et sociales évoluent chaque année. Votre situation mérite un chiffrage personnalisé.
FAQ - Salaire d’un chirurgien
La CARMF publie 195 329 € de revenu moyen pour 2024, une fois les cotisations obligatoires payées, ce qui donne près de 15 800 € par mois avant impôt. D’une région à l’autre, nous l’estimons entre 148 000 € et 213 000 € par an.
Un praticien hospitalier temps plein touche de 4 634 € à 9 368 € bruts par mois selon l’échelon, soit environ 3 700 € à 7 700 € nets, plus l’indemnité de service public exclusif (1 010 € bruts par mois) s’il renonce au libéral, et ses gardes.
En 2021, la neurochirurgie (182 000 € de revenu libéral) et l’orthopédie (171 600 €), selon la DREES ; la chirurgie infantile fermait la marche avec 75 200 €.
L’option de pratique tarifaire maîtrisée qui remplace l’OPTAM-CO depuis 2025 : le chirurgien de secteur 2 qui a réalisé au moins 50 actes de chirurgie s’engage sur ses dépassements ; ses patients sont remboursés au tarif du secteur 1 et certains actes sont majorés (modificateur K à 30 % en 2026).
Aucune statistique publique ne donne la prime moyenne. L’Assurance maladie en rembourse les deux tiers, retenue dans la limite de 21 000 €, au chirurgien accrédité de secteur 1 ou adhérent de l’OPTAM, et 55 % aux autres.