SPFPL chirurgien-dentiste : structurer votre holding pour optimiser patrimoine et transmission

22 avril 2026

L’essentiel à retenir

La société de participations financières de profession libérale (SPFPL) est le véhicule de holding dédié aux professions libérales réglementées de santé. Pour un chirurgien-dentiste exerçant en société d’exercice libéral, elle représente l’outil le plus efficace pour piloter la fiscalité des dividendes, financer l’acquisition de parts de cabinet et préparer une transmission dans des conditions optimales.

Depuis sa création par la loi n°90-1258 du 31 décembre 1990, puis sa consolidation par la loi MURCEF du 11 décembre 2001, la SPFPL s’est imposée comme la structure de référence pour les praticiens souhaitant séparer la détention du capital de l’exercice professionnel. Elle ne remplace pas votre SEL : elle la coiffe, la contrôle et capte ses bénéfices dans un cadre fiscal sensiblement plus avantageux.

Ce que vous devez retenir avant de poursuivre la lecture :

  • La SPFPL est une holding dont l’objet exclusif est de détenir des parts de sociétés d’exercice libéral dentaire
  • Elle bénéficie du régime mère-fille : 95 % des dividendes remontés de la SEL sont exonérés d’impôt sur les sociétés
  • Les intérêts de l’emprunt contracté pour acheter des parts de SEL sont déductibles au niveau de la SPFPL
  • Sa création est soumise à l’agrément de l’Ordre national des chirurgiens-dentistes, délai moyen : 4 mois
  • Son intérêt économique devient significatif à partir d’environ 6 700 € de dividendes annuels distribués par votre SEL
  • Elle implique des coûts de gestion annuels entre 1 500 et 2 500 €, à intégrer dans votre calcul de rentabilité

Qu’est-ce qu’une SPFPL pour chirurgien-dentiste ?

Définition et cadre légal

La SPFPL (société de participations financières de profession libérale) est une société holding à objet statutaire strictement encadré : elle ne peut détenir que des parts ou actions de sociétés d’exercice libéral relevant d’une même profession réglementée, ou de professions connexes autorisées par décret. Pour un chirurgien-dentiste, cela signifie concrètement qu’elle ne peut détenir que des participations dans des SEL dentaires.

Son cadre légal repose sur la loi n°90-1258 du 31 décembre 1990, relative à l’exercice sous forme de sociétés des professions libérales soumises à un statut législatif ou réglementaire, et modifiée de manière substantielle par la loi MURCEF (Mesures Urgentes de Réformes à Caractère Économique et Financier) du 11 décembre 2001. Cette dernière a ouvert la SPFPL aux professions de santé et précisé les règles de gouvernance.

Pour tout ce qui touche au statut juridique en profession libérale, la hiérarchie des textes est déterminante : les statuts de la SPFPL doivent être compatibles avec les règles ordinales, ce qui impose une relecture systématique avant toute rédaction définitive.

Contrairement à une holding patrimoniale classique (SCI, holding pure), la SPFPL est soumise à des règles de détention du capital extrêmement précises. Le législateur a voulu garantir que le contrôle des sociétés d’exercice reste aux mains des professionnels en exercice, et non de financiers extérieurs.

Fonctionnement de la holding pour un dentiste libéral

Dans le schéma opérationnel classique, le chirurgien-dentiste crée une SPFPL – qui peut prendre la forme d’une SARL, d’une SAS, d’une SA ou d’une SCA – et apporte ou vend à cette dernière ses parts de SELARL dentaire. La SPFPL devient ainsi l’associé majoritaire de la SEL d’exercice.

Le flux économique suit alors ce circuit : la SELARL réalise le bénéfice d’exploitation, paie l’IS sur ce bénéfice, puis distribue des dividendes à la SPFPL. Celle-ci les reçoit quasiment nets, grâce au régime mère-fille, et peut les réinvestir dans d’autres acquisitions de parts de SEL, les conserver en trésorerie, ou les redistribuer à l’associé personne physique avec, à ce stade seulement, une imposition complémentaire.

La SPFPL ne rémunère pas elle-même le praticien pour son activité clinique : cette rémunération reste versée par la SEL, sous forme de rémunération de gérant ou de salaire selon la forme choisie. La SPFPL n’est que le contenant financier, pas l’entité d’exercice.

Pour ceux qui hésitent encore entre les formes possibles, la page sur la forme juridique EI ou SEL permet de contextualiser cette décision avant même d’envisager l’échelon holding.

Pourquoi créer une SPFPL quand on exerce en SELARL dentaire ?

Optimisation fiscale via le régime mère-fille

C’est le moteur principal de l’intérêt fiscal de la structure. En l’absence de SPFPL, les dividendes versés par votre SELARL à vous en tant que personne physique sont soumis à la flat tax (PFU) à 30 % – soit 12,8 % d’IR et 17,2 % de prélèvements sociaux. Sur 100 000 € de dividendes, vous payez donc 30 000 € d’impôts avant de pouvoir réinvestir le solde.

Avec une SPFPL interposée, ces mêmes dividendes remontent dans la holding au titre du régime mère-fille : 95 % du montant est exonéré d’IS, seule une quote-part de frais et charges de 5 % reste imposable à l’IS au taux applicable (15 % jusqu’à 42 500 € de bénéfice, 25 % au-delà). En pratique, l’IS effectif sur 100 000 € de dividendes reçus est de l’ordre de 1 250 à 1 875 €, selon le niveau de bénéfice global de la SPFPL. Le gain par rapport à la flat tax dépasse régulièrement 25 000 € pour ce niveau de distribution.

La condition impérative : détenir les parts de la SEL depuis au moins 2 ans, et maintenir un lien capitalistique de participation supérieure à 5 % dans la filiale. Ces critères sont généralement respectés de facto dans le cadre d’une SPFPL dentaire, mais ils doivent être vérifiés juridiquement avant toute distribution.

La gestion fiscale et sociale de cette double structure impose une coordination rigoureuse : les exercices comptables de la SEL et de la SPFPL doivent être synchronisés, et les décisions de distribution documentées pour justifier du respect du délai de 2 ans.

Effet de levier pour l’acquisition de parts de SEL

La SPFPL est un outil d’acquisition puissant, souvent sous-utilisé. Lorsque vous souhaitez racheter les parts d’un associé sortant, investir dans un second cabinet ou prendre une participation dans une autre SELARL dentaire, vous pouvez faire porter cet emprunt par la SPFPL plutôt que par vous-même.

L’avantage est double : les intérêts de l’emprunt contracté par la SPFPL pour acquérir des parts de SEL sont déductibles du résultat imposable de la holding. Et les dividendes remontés par la SEL vers la SPFPL via le régime mère-fille permettent de financer le remboursement de cet emprunt avec une fiscalité résiduelle très faible. Le cash-flow de remboursement est donc nettement supérieur à ce qu’il serait si l’emprunt était porté à titre personnel.

Ce mécanisme dit de LBO (leveraged buy-out) adapté aux professions libérales est particulièrement pertinent dans les phases de croissance externe : rachat de parts à un associé partant en retraite, ouverture d’un second site, intégration d’un jeune collaborateur au capital progressivement.

Pour les dimensions patrimoniales plus larges, notamment la détention d’actifs immobiliers liés au cabinet, l’articulation avec une optimisation patrimoniale via SCI mérite d’être envisagée en parallèle.

Transmission et cession du cabinet

La SPFPL modifie fondamentalement la mécanique de transmission. Quand vous cédez votre cabinet à titre personnel, la plus-value réalisée est imposable, même si des abattements existent selon la durée de détention. Quand vous cédez les parts de votre SPFPL – qui détient elle-même les parts de la SEL – les conditions fiscales sont différentes et peuvent, selon la structuration, permettre une imposition différée ou réduite.

Plus encore, la SPFPL permet d’accueillir progressivement un successeur dans le capital de la holding, tout en maintenant un contrôle opérationnel sur la SEL d’exercice le temps de la transition. C’est une logique de transmission par étapes, bien plus souple que la cession sèche de parts de SEL.

La transmission de cabinet libéral est un processus qui se prépare idéalement 5 à 10 ans avant l’échéance. La SPFPL n’est efficace à cet égard que si elle est créée suffisamment tôt pour que les délais de détention fiscalement requis soient atteints au moment de la cession.

Le conseil d’expert Contomed :
Ne créez pas votre SPFPL uniquement pour la fiscalité immédiate des dividendes : anticipez la transmission dès la création. Un schéma conçu trop tard pour la cession peut être fiscalement pénalisé si les délais de détention n’ont pas été respectés. La structuration optimale se décide à froid, avant que l’urgence ne dicte des choix sous-optimaux.

Les conditions à respecter pour une SPFPL dentaire

Règles de détention du capital

La loi est précise sur ce point : au moins 50 % du capital social et des droits de vote de la SPFPL doivent être détenus par des chirurgiens-dentistes en exercice. Cette règle vise à préserver le contrôle professionnel sur les structures d’exercice, conformément à l’esprit de la législation sur les professions de santé.

Les autres associés peuvent être d’autres professionnels de santé autorisés, des anciens associés de la SEL pendant une durée limitée après la fin de leur activité, ou dans certaines conditions, des personnes morales spécifiques. En revanche, des investisseurs purement financiers extérieurs à la profession ne peuvent pas détenir la majorité de la SPFPL.

Cette contrainte de détention du capital et des droits de vote doit être vérifiée à chaque modification du capital, à chaque entrée d’un nouvel associé. Un manquement expose à la dissolution de la structure par l’autorité ordinale.

Agrément de l’Ordre national des chirurgiens-dentistes

La création d’une SPFPL dentaire n’est pas libre : elle est subordonnée à l’obtention de l’agrément du Conseil national de l’Ordre des chirurgiens-dentistes (CNO). Cet agrément porte sur la conformité des statuts de la SPFPL avec les règles déontologiques et les exigences légales de la profession.

Le délai moyen pour obtenir cet agrément est d’environ 4 mois à compter du dépôt du dossier complet. Ce délai doit impérativement être intégré dans votre calendrier : si vous souhaitez que votre SPFPL soit opérationnelle avant la fin d’un exercice fiscal, anticipez en conséquence.

Le dossier à soumettre au CNO comprend généralement : les statuts projetés de la SPFPL, la liste des associés et leur qualité, la preuve que les conditions de détention du capital sont remplies, et les justificatifs d’inscription ordinale des associés praticiens. Un dossier incomplet ou des statuts non conformes entraînent un refus ou un délai supplémentaire.

Quels sont les avantages fiscaux concrets ?

Régime mère-fille : exonération à 95 % des dividendes

Le régime mère-fille est le coeur de l’optimisation fiscale permise par la SPFPL. Lorsqu’une société mère détient au moins 5 % du capital d’une filiale depuis au moins 2 ans, les dividendes reçus de cette filiale sont exonérés d’IS à hauteur de 95 %. La quote-part résiduelle de 5 %, correspondant forfaitairement aux frais et charges liés à la détention, est seule soumise à l’IS au taux normal.

En chiffres concrets : pour 100 000 € de dividendes remontés de votre SELARL vers votre SPFPL, seuls 5 000 € sont imposables. À 25 % d’IS, cela représente 1 250 € d’impôt effectif, soit un taux d’imposition réel de 1,25 %. Comparé à la flat tax de 30 % en distribution directe à la personne physique, l’économie est de 28 750 €.

L’optimisation fiscale chirurgien-dentiste passe quasi-systématiquement par ce régime dès lors que les volumes de dividendes deviennent significatifs. Le seuil de pertinence économique, compte tenu des coûts de gestion de la SPFPL, se situe autour de 6 700 € de dividendes annuels.

Pour une analyse plus large des leviers disponibles, la page dédiée à l’optimisation fiscale des professions libérales couvre l’ensemble des dispositifs mobilisables en complément de la SPFPL.

Déductibilité des intérêts d’emprunt

Lorsque la SPFPL contracte un emprunt bancaire pour financer l’acquisition de parts de SEL, les intérêts versés à la banque sont des charges déductibles du résultat imposable de la holding. Cette déductibilité est un avantage structurel fondamental par rapport à l’acquisition à titre personnel, où les intérêts d’emprunt pour acheter des parts de société ne sont pas déductibles des revenus imposables de la personne physique.

Le mécanisme est vertueux : les dividendes remontés par la SEL via le régime mère-fille, fiscalement quasi nuls, servent à rembourser un emprunt dont les intérêts réduisent encore le résultat imposable de la SPFPL. La trésorerie disponible pour le remboursement est donc maximisée à chaque étape.

Il convient néanmoins de rester vigilant sur les règles anti-abus relatives aux schémas de type OBO (Owner Buy-Out) ou de vente à soi-même, qui peuvent être requalifiés si la structure ne répond pas à une réelle logique économique ou si le prix de cession est jugé anormal par l’administration fiscale.

Intégration fiscale entre SPFPL et SEL

Lorsque la SPFPL détient au moins 95 % du capital de la SELARL, un régime d’intégration fiscale peut être envisagé. Ce régime permet de consolider les résultats fiscaux des deux sociétés : les déficits de l’une compensent les bénéfices de l’autre, ce qui peut réduire l’IS global du groupe.

Ce mécanisme est moins systématiquement utilisé que le régime mère-fille dans les structures dentaires de taille modeste, mais il prend tout son sens dès lors que la SPFPL développe ses propres charges structurelles (intérêts d’emprunt significatifs, frais de gestion) qui créent un déficit récurrent au niveau de la holding.

La comptabilité BNC de la SEL et la comptabilité IS de la SPFPL doivent être pilotées de manière coordonnée pour tirer le meilleur parti des différents régimes fiscaux applicables.

Le conseil d’expert Contomed :
Le régime mère-fille est automatique dès lors que les conditions légales sont réunies – vous n’avez pas à en faire la demande. En revanche, l’intégration fiscale doit faire l’objet d’une option expresse, notifiée au service des impôts avant l’ouverture de l’exercice concerné. Rater cette fenêtre décale l’optimisation d’un an complet.

Quels sont les inconvénients et les pièges à éviter ?

Coûts de création et de gestion annuelle

La SPFPL a un coût, et il doit être honnêtement intégré dans le calcul de rentabilité avant toute décision. La création de la structure – rédaction des statuts, immatriculation, dossier CNO, conseils juridiques – représente une dépense initiale de 1 700 à 3 500 € selon la complexité du montage et les honoraires pratiqués.

Au-delà de la création, la gestion annuelle génère des charges incompressibles : tenue de comptabilité spécifique pour une société IS, déclarations fiscales, formalités ordinales de suivi, éventuels frais d’assemblées générales. L’enveloppe courante se situe entre 1 500 et 2 500 € par an. Ces coûts doivent être mis en regard de l’économie fiscale réalisée.

Le seuil de rentabilité approximatif : avec des frais annuels de 2 000 € et une économie fiscale de 28,75 % par rapport à la flat tax sur les dividendes reçus, la SPFPL devient économiquement neutre à partir d’environ 6 700 € de dividendes annuels distribués par la SEL. En dessous de ce seuil, la structure coûte plus qu’elle ne rapporte.

Règle des 10 % sur les dividendes SELARL

C’est l’un des pièges les plus courants, et l’un des plus coûteux. L’article L131-6 du Code de la sécurité sociale prévoit que la fraction des dividendes versés par une SELARL à son associé gérant qui excède 10 % du capital social, des primes d’émission et des sommes versées en compte courant d’associé est soumise aux cotisations sociales TNS, au même titre que la rémunération.

Cette règle s’applique aux dividendes versés directement à la personne physique gérant de la SELARL. Dans le cadre d’une SPFPL interposée, les dividendes sont versés à la holding (personne morale), non à la personne physique – ce qui permet de contourner légalement cette limite. C’est l’un des arguments forts pour la mise en place de la SPFPL dès lors que les dividendes distribués dépassent ou approchent ce seuil de 10 %.

Attention toutefois : si la personne physique perçoit également des dividendes de la SPFPL (redistribution vers l’associé), ces sommes ne sont pas des dividendes de SELARL et ne tombent donc pas sous le coup de l’article L131-6, mais restent soumises à la flat tax. La structuration des flux doit être soigneusement documentée.

Complexité administrative et comptable

La SPFPL n’est pas une structure légère. Elle crée une couche supplémentaire d’obligations comptables, fiscales et juridiques : deux bilans annuels, deux assemblées générales, deux liasses fiscales, des conventions de trésorerie entre la SPFPL et la SEL si des flux de liquidités transitent entre elles, une surveillance permanente des règles de détention du capital.

La gouvernance doit également être irréprochable : toute décision significative (acquisition de nouvelles parts, modification du capital, emprunts) doit être actée par les organes compétents de la SPFPL et, le cas échéant, notifiée à l’Ordre. L’absence de documentation formelle est un risque en cas de contrôle fiscal ou de litige entre associés.

Cette complexité n’est pas un obstacle dirimant – elle est gérable avec un accompagnement adapté – mais elle ne doit pas être sous-estimée par un praticien qui envisage de gérer seul sa SPFPL.

Comment créer votre SPFPL dentaire : étapes concrètes

La création d’une SPFPL dentaire suit un processus séquentiel dont aucune étape ne peut être sautée. Le délai global, de la décision initiale à l’immatriculation définitive, est de 5 à 7 mois en moyenne.

  1. Audit préalable et faisabilité : avant toute démarche, vérifiez que votre situation – niveau de dividendes prévisibles, projet de développement, horizon de transmission – justifie économiquement la création d’une SPFPL. Un expert-comptable spécialisé calcule le point d’équilibre et simule les économies fiscales à 3, 5 et 10 ans.
  2. Choix de la forme juridique : SARL, SAS, SA ou SCA selon vos objectifs de gouvernance, le nombre d’associés envisagés et les perspectives d’évolution du capital. Chaque forme a des implications différentes en termes de flexibilité statutaire et de coûts.
  3. Rédaction des statuts : les statuts doivent être conformes aux exigences légales de la loi de 1990 et aux règles ordinales. Ils précisent l’objet social (exclusivement la détention de parts de SEL dentaires), les règles de répartition du capital et des droits de vote, et les modalités de gouvernance. Un avocat spécialisé ou un expert-comptable averti doit rédiger ou valider ce document.
  4. Constitution du dossier CNO : le dossier soumis au Conseil national de l’Ordre des chirurgiens-dentistes comprend les statuts projetés, la liste et les justificatifs des associés, et tout élément démontrant la conformité avec les règles de la profession. La qualité du dossier conditionne le délai de traitement : un dossier complet est traité dans les 4 mois réglementaires.
  5. Obtention de l’agrément : une fois l’agrément prononcé par le CNO, vous disposez du feu vert pour procéder aux formalités d’immatriculation. L’agrément est personnel et attaché à la structure telle que décrite dans le dossier : toute modification ultérieure des statuts ou du capital peut nécessiter une notification ou un nouvel agrément.
  6. Immatriculation au RCS : dépôt du dossier au greffe du tribunal de commerce, publication d’un avis de constitution dans un journal d’annonces légales, obtention du Kbis. La SPFPL est alors une personne morale autonome, dotée d’un SIREN propre.
  7. Apport ou cession des parts de SEL à la SPFPL : selon votre situation, vous réalisez soit un apport en nature (les parts de SEL sont échangées contre des parts de SPFPL, avec une éventuelle plus-value à traiter fiscalement), soit une cession à titre onéreux (la SPFPL achète les parts, ce qui implique souvent un financement par emprunt). Chaque option a des conséquences fiscales distinctes qu’il faut anticiper.
  8. Mise en place de la gouvernance et des conventions inter-sociétés : une convention de trésorerie entre la SPFPL et la SELARL formalise les conditions dans lesquelles des fonds peuvent transiter entre les deux entités. Les mandats de gérance, les délégations de signature et les procédures de décision doivent être documentés dès le départ.

Tableau comparatif : SELARL seule vs SELARL + SPFPL

Critère SELARL seule SELARL + SPFPL
Fiscalité des dividendes (personne physique) Flat tax 30 % (12,8 % IR + 17,2 % PS) IS sur 5 % uniquement (1,25-1,875 % effectif)
Dividendes > 10 % du capital Soumis aux cotisations sociales TNS Non soumis (versés à la SPFPL, personne morale)
Financement acquisition de parts Intérêts non déductibles (personne physique) Intérêts déductibles du résultat IS de la SPFPL
Transmission du cabinet Cession directe de parts SEL, PV imposable Cession de parts SPFPL, structuration possible
Intégration fiscale Non applicable Possible si SPFPL détient 95 %+ de la SEL
Coûts de structure IS + comptabilité SEL uniquement +1 500 à 2 500 €/an de frais SPFPL
Agrément ordinal Non requis pour la SEL existante Agrément CNO obligatoire, délai ~4 mois
Complexité administrative Modérée Élevée : deux entités, deux bilans, deux AG
Pertinence économique Toujours Dès ~6 700 € de dividendes annuels
Le conseil d’expert Contomed :
Le tableau ci-dessus présente des ordres de grandeur, non des certitudes : la situation de chaque praticien dépend de son niveau de rémunération SEL, de la part de bénéfice distribué versus mis en réserve, et de ses projets patrimoniaux. Une simulation personnalisée par un expert-comptable spécialisé reste indispensable avant toute décision. Les chiffres généraux ne remplacent pas une analyse individuelle.

Nos services. Nous accompagnons votre projet SPFPL dentaire

Contomed accompagne les chirurgiens-dentistes libéraux dans la création et la gestion de leurs structures patrimoniales depuis plusieurs années. Notre positionnement spécialisé en professions libérales de santé nous permet de traiter simultanément la dimension comptable, fiscale et juridique d’un projet SPFPL, sans fragmenter le conseil entre plusieurs interlocuteurs.

En tant qu’expert-comptable dédié aux chirurgiens-dentistes, nous intervenons à chaque phase du projet :

  • Audit de faisabilité et simulation : analyse de votre situation actuelle (SEL existante ou en création), projection des économies fiscales à 3, 5 et 10 ans, calcul du point d’équilibre, identification des risques spécifiques à votre configuration.
  • Mise en place opérationnelle : coordination avec le conseil juridique pour la rédaction des statuts, constitution du dossier CNO, accompagnement lors de l’apport ou de la cession des parts de SEL, mise en place des conventions inter-sociétés.
  • Gestion courante et pilotage : tenue des deux comptabilités (SEL et SPFPL), optimisation des flux de dividendes, suivi des obligations déclaratives, alertes en cas de modification réglementaire impactant votre structure.

Prendre RDV découverte

Tarifs clairs pour chirurgiens-dentistes libéraux

Nos honoraires sont établis sur devis, après un premier entretien de découverte gratuit. Le niveau d’accompagnement souhaité – de la mission d’audit seule jusqu’à la gestion complète SPFPL + SEL – détermine la structure tarifaire proposée.

Pour la création de la SPFPL, nous travaillons en coordination avec les conseils juridiques de votre choix ou de notre réseau de partenaires. Pour la gestion annuelle, un forfait dédié SPFPL est intégré à votre mission globale, avec une visibilité complète sur le coût consolidé des deux structures.

Demandez votre devis SPFPL lors de votre rendez-vous de découverte : nous vous remettons un document chiffré sous 5 jours ouvrés, détaillant les prestations couvertes et les économies fiscales projetées pour votre situation personnelle.

Suivez nos actualités et restez informé