Vous vous demandez ce que la réforme de l’URSSAF 2025 pour les professions libérales va changer pour votre activité professionnelle de santé ?
Médecins, kinés, infirmiers ou orthophonistes, vous êtes nombreux à craindre des hausses de charges ou à vous interroger sur vos droits sociaux et cotisations.
Simplification du calcul des cotisations, nouveaux barèmes maladie et retraite, cas particuliers (invalidité, faibles revenus, professions spécifiques)… cet article fait le point complet pour vous aider à y voir clair.
Contomed vous accompagne pas à pas pour comprendre et anticiper les nouvelles règles de l’URSSAF applicables aux professions libérales en 2025.
L’essentiel à retenir
- Passage à une assiette unique pour calculer toutes les cotisations.
- Baisse de la cotisation CSG/CRDS grâce à une base de calcul réduite.
- Hausse des cotisations retraite, avec plus de points acquis.
- Cotisations maladie-maternité désormais progressives selon le revenu.
- Indemnités journalières inchangées, sauf dispense possible en cas d’invalidité.
- Cas particuliers : faible revenu, caisses spécifiques (CARMF, CARPIMKO, CIPAV, MSA).
Qu’est-ce qui change au niveau de l’URSSAF pour les professions libérales en 2025 en termes de cotisations ?
La réforme de l’URSSAF 2025 pour les professions libérales découle d’un double objectif fixé par la Sécurité sociale : simplifier le calcul des cotisations des indépendants et renforcer leurs droits sociaux, notamment en matière de retraite.
Passage à une assiette unique pour le calcul des cotisations
Depuis le 1ᵉʳ janvier 2025, les professions libérales ne cotisent plus sur deux bases distinctes (cotisations sociales d’un côté et CSG/CRDS de l’autre), mais sur une assiette unique. Concrètement, cela signifie que vos cotisations sont désormais calculées sur un revenu harmonisé et simplifié, ce qui rend le système plus lisible et plus proche de celui des salariés.
Cette réforme réduit la complexité déclarative et renforce la part de vos cotisations réellement contributives, les cotisations qui ouvrent des droits sociaux comme la retraite ou les indemnités journalières.
Réduction de la cotisation CSG/CRDS
Avec l’entrée en vigueur de l’assiette unique, la base de calcul des cotisations de la CSG et de la CRDS est réduite. Cela signifie que, pour un même revenu, les professions libérales paient désormais moins de cotisations CSG/CRDS qu’avant la réforme, puisque ces contributions sont calculées sur une assiette plus faible. Les taux, eux, restent inchangés.
Autrement dit, ce que vous versez en cotisations CSG/CRDS diminue, mais cette différence est réaffectée vers des cotisations contributives (retraite, maladie) qui ouvrent des droits sociaux.
Nouveaux barèmes de calcul des cotisations
Depuis 2025, l’ensemble des barèmes de cotisations sociales a été revu pour s’adapter à l’assiette unique. L’objectif est de maintenir un niveau global de prélèvements stable, tout en rééquilibrant leur répartition. Concrètement, cela se traduit par :
- une progressivité accrue des cotisations maladie en fonction du revenu,
- une hausse des cotisations retraite, permettant d’acquérir davantage de droits,
- et le maintien de certaines contributions comme les indemnités journalières.
Ces évolutions de cotisations concernent l’ensemble des travailleurs indépendants, y compris les professions libérales, et préparent le terrain pour des droits sociaux renforcés.
Notez dès maintenant que vos cotisations maladie et retraite reposent sur une assiette unique. Vérifiez que vos revenus professionnels sont correctement déclarés pour éviter toute erreur de calcul.
Quels sont les impacts sur ma profession de santé libérale ?
En tant que professionnel de santé libéral, la réforme de l’URSSAF 2025 ne se traduit pas uniquement par une nouvelle assiette de calcul : elle modifie concrètement vos cotisations et vos droits. Cotisation maladie-maternité, cotisation retraite de base et complémentaire, cotisation indemnités journalières… chaque poste de cotisation évolue différemment.
Voici ce que cela change, de façon très concrète, pour votre exercice libéral :
Impact sur les cotisations maladie-maternité
Depuis le 1ᵉʳ janvier 2025, le taux de cotisation maladie-maternité des professions libérales évolue. Il n’est plus fixe mais progressif en fonction du revenu. Plus le revenu est élevé, plus le taux de cotisation augmente, jusqu’à atteindre un plafond. À l’inverse, pour les plus faibles revenus, le taux de cotisation peut être réduit, voire nul si le revenu est inférieur à 20 % du PASS.
Cette réforme met fin à un système uniforme et introduit une logique de cotisation plus équitable : chacun contribue en fonction de son revenu, tout en bénéficiant d’une protection maladie-maternité adaptée.
Impact sur les droits retraite
La réforme modifie également les cotisations retraite des professions libérales. Avec la nouvelle assiette unique, les taux de cotisation augmentent légèrement, aussi bien pour la retraite de base que pour la retraite complémentaire.
- Pour les indépendants affiliés à la Sécurité sociale des indépendants (SSI), le taux de la retraite de base reste inchangé (17,15 %) et le taux de la cotisation déplafonnée passe de 0,60 % à 0,72 % (Source : URSSAF).
- Pour la retraite complémentaire (RCI), les taux progressent aussi : le taux passe de 7 % à 8,1 % sur la part inférieure au PASS et le taux passe de 8 % à 9,1 % entre 1 et 4 PASS.
- Pour les professions libérales relevant de la CNAVPL, seule la retraite de base est concernée : la cotisation de la première tranche passe d’un taux de 8,23 % à un taux de 8,73 %.
En contrepartie, ces hausses permettent d’acquérir davantage de points de retraite chaque année : le plafond maximum passe de 550 à 582 points. Autrement dit, vos cotisations ouvrent désormais plus de droits futurs.
Identifiez le poste le plus impactant pour vous (maladie-maternité, retraite, indemnités journalières) et simulez son évolution dès 2025 pour ajuster votre budget selon votre revenu sans attendre la régularisation.
Les cas particuliers à connaître pour les cotisations
Toutes les professions libérales sont concernées par la réforme de l’URSSAF 2025, mais certaines situations spécifiques prévoient des règles adaptées. C’est le cas, par exemple, si vous percevez une pension d’invalidité, si vos revenus sont très faibles ou encore si vous relevez d’une caisse professionnelle particulière comme la CARMF, la CARPIMKO ou la CIPAV.
Voici ce qu’il faut savoir pour ne pas passer à côté d’exonérations possibles de cotisations ou de modalités différentes :
Invalidité : les cotisations
Les professionnels libéraux qui perçoivent une pension d’invalidité peuvent demander à être dispensés de la cotisation “indemnité journalière”. Cette demande doit être faite auprès de l’URSSAF dans les trois mois suivant la date de prise d’effet de la pension.
Attention cependant : pas de cotisation = pas de droit aux indemnités journalières. L’exonération est reconduite automatiquement chaque année, sauf si vous y renoncez avant le 31 décembre pour l’année suivante.
Faibles revenus : les cotisations
Pour les professionnels libéraux aux revenus modestes, la réforme prévoit des mécanismes adaptés. En dessous d’un certain seuil (par exemple moins de 20 % du PASS pour la maladie-maternité), les cotisations peuvent être fortement réduites voire nulles.
Par ailleurs, des cotisations minimales restent en place afin de garantir un socle de droits, notamment pour la retraite. Cela permet de continuer à valider des trimestres même avec un revenu faible, et donc de ne pas être totalement exclu du système de protection sociale.
Les cotisations pour les professions spécifiques (CARMF, CARPIMKO, CIPAV, MSA…)
Toutes les professions libérales sont concernées par la réforme, mais certaines règles varient selon la caisse de rattachement :
- Professions médicales et paramédicales conventionnées (médecins, infirmiers, kinésithérapeutes…) : les cotisations retraite complémentaire restent fixées par leurs caisses (CARMF, CARPIMKO, etc.) et ne sont pas modifiées par la réforme.
- Professions libérales affiliées à la CNAVPL : seule la retraite de base évolue, les complémentaires continuent d’être gérées par chaque caisse.
- CIPAV : les taux de retraite complémentaire évoluent différemment (par ex. hausse du taux de la tranche plafonnée de 9 % à 11 %).
- Indépendants agricoles (MSA) : ils ne seront concernés par la réforme qu’à partir de 2026.
En pratique, cela signifie que si vous êtes rattaché à une caisse spécifique, il est indispensable de vérifier les modalités de cotisations directement auprès d’elle pour anticiper vos appels de cotisations.
Vérifiez dès maintenant si vous entrez dans un cas particulier (invalidité, faibles revenus, caisse spécifique) pour éviter de payer des cotisations inutiles ou de perdre des droits.
URSSAF 2025 : que dois-je faire concrètement ?
Une fois les changements compris, la question essentielle est simple : que faire concrètement dès maintenant ? La réforme URSSAF 2025 modifie la répartition de vos cotisations, ce qui implique d’adapter votre gestion pour éviter toute mauvaise surprise.
Voici les points clés pour aborder sereinement cette nouvelle organisation :
Anticiper sa trésorerie
Avec l’assiette unique et les nouveaux barèmes, vos cotisations URSSAF 2025 ne disparaissent pas, mais elles sont réparties autrement : moins de cotisations CSG/CRDS, plus de cotisations retraite et maladie. Résultat : le montant total reste stable, mais vos prélèvements peuvent évoluer selon vos revenus.
Pour éviter une mauvaise surprise lors de la régularisation 2026 (qui portera sur vos revenus 2025), il est essentiel de :
- vérifier vos appels de cotisations 2025 pour identifier l’impact réel,
- prévoir une marge de trésorerie pour absorber les éventuelles hausses,
- provisionner dès maintenant une partie de vos revenus afin d’anticiper la régularisation.
En pratique : considérez vos cotisations comme une charge fixe à lisser dans le temps, pour sécuriser votre budget professionnel et personnel.
Utiliser les bons outils
La réforme URSSAF 2025 change la base de calcul et les barèmes de vos cotisations. Pour suivre correctement son impact sur vos revenus, il est indispensable de vous appuyer sur les outils officiels mis à disposition : simulateurs, espace en ligne de l’URSSAF et tableaux de taux actualisés.
Ces outils vous permettent de :
- comprendre la nouvelle assiette et les barèmes applicables,
- estimer vos cotisations en fonction de vos revenus réels,
- limiter les erreurs déclaratives, objectif même de la réforme.
En pratique, consulter régulièrement votre espace en ligne URSSAF et utiliser les simulateurs mis à jour pour 2025 reste la meilleure façon de garder une vision claire et fiable de vos cotisations.
Adapter ses acomptes et paiements
Avec la réforme URSSAF 2025, vos cotisations sont désormais calculées sur une assiette unique. La régularisation interviendra en 2026, après la déclaration de vos revenus 2025. Cela signifie que vos acomptes actuels peuvent être différents du montant final que vous devrez payer.
Pour éviter un décalage trop important :
- surveillez vos appels de cotisations au fil de l’année,
- ajustez vos acomptes si vos revenus évoluent,
- n’hésitez pas à demander à l’URSSAF un étalement des paiements en cas de régularisation trop lourde.
L’objectif est simple : lisser vos versements pour préserver votre trésorerie et éviter un choc financier au moment de la régularisation.
N’attendez pas 2026 pour agir : anticipez vos cotisations, ajustez vos acomptes et sécurisez une réserve de trésorerie équivalente à quelques mois de charges sociales.
La réforme de l’URSSAF 2025 impacte directement les professions libérales de santé, tant sur leurs cotisations que sur leurs droits sociaux. Pour traverser ce changement sans difficulté, vous avez besoin d’informations fiables et de conseils adaptés à votre pratique.
C’est exactement le rôle de Contomed : vous apporter un accompagnement clair, concret et pensé pour les soignants, afin de vous aider à gérer vos obligations dans votre activité professionnelle, sans perdre de vue l’essentiel : vos patients.