Barème 2026, réforme de l’assiette comprise, pour les médecins libéraux conventionnés en secteur 1 et en secteur 2 : Urssaf, CARMF et part prise en charge par l’Assurance maladie. Autre profession de santé ? Utilisez notre simulateur de cotisations général.
- Reste avant impôt, par mois …
- Pris en charge par l’Assurance maladie …
- Bénéfice imposable estimé*ce que vous retrouverez sur votre 2035…
| Le détail, poste par poste | Par an |
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Un expert-comptable reprend vos chiffres réels et vous dit ce qui sera appelé, et quand.
Prendre rendez-vousQuestions fréquentes sur les cotisations du médecin libéral
Combien de cotisations paie un médecin libéral en secteur 1 ?
Pour un revenu avant cotisations de 60 000 € (90 000 € de recettes, 30 000 € de charges), les cotisations et contributions 2026 d’un médecin installé en secteur 1 s’élèvent à environ 16 950 €, une fois déduits les 8 420 € environ pris en charge par la CPAM. Pour 120 000 € de revenu (180 000 € de recettes, 60 000 € de charges), comptez environ 28 900 €, après une prise en charge d’environ 16 180 €. Ces cotisations sociales regroupent l’Urssaf (maladie, allocations familiales, indemnités journalières, CSG-CRDS, CURPS, formation professionnelle) et la CARMF (retraite de base, complémentaire, ASV, invalidité-décès). Pour les vérifier sur vos chiffres réels, voyez notre accompagnement d’expert-comptable pour médecin libéral.
Pourquoi un médecin de secteur 2 paie-t-il beaucoup plus ?
Parce que la CPAM ne prend en charge aucune de ses cotisations. Avec les mêmes 180 000 € de recettes et 60 000 € de charges, dont 50 000 € de dépassements d’honoraires, un médecin de secteur 2 paie environ 45 700 € en 2026, contre 28 900 € pour son confrère de secteur 1 sans dépassement : près de 16 800 € d’écart par an. L’ASV de la CARMF y contribue : en secteur 2, le médecin règle toute la part forfaitaire, 5 751 €, contre 1 917 € en secteur 1.

L’OPTAM donne-t-il droit à une prise en charge des cotisations ?
Pas d’après les textes que nous avons pu vérifier. La convention médicale 2024-2029 réserve la participation de l’Assurance maladie aux cotisations des médecins de secteur 1, et l’Urssaf indique qu’un médecin de secteur 2 n’en bénéficie pas. Ameli évoque une participation possible en cas d’adhésion à l’OPTAM, sans en préciser ni le taux ni l’assiette. Le simulateur, comme celui de l’Urssaf, n’en compte donc aucune : si vous êtes adhérent, interrogez votre CPAM. Le taux de 14,4 % qui circule sur certains sites ne figure dans aucun texte officiel.
Combien coûte la CARMF en 2026 ?
Quatre cotisations s’additionnent. Côté retraite de base, le taux est de 8,73 % jusqu’au plafond de la Sécurité sociale (48 060 €), puis de 1,87 % jusqu’à cinq plafonds (240 300 €). La retraite complémentaire : 11,80 % du revenu dans la limite de 168 210 €, soit 19 849 € au plus. L’allocation supplémentaire de vieillesse (ASV) : une part forfaitaire de 5 751 € et une part de 4 % des revenus conventionnels de l’avant-dernière année, dont l’Assurance maladie prend en charge les deux tiers en secteur 1. Enfin l’invalidité-décès, de 626 € à 1 010 € selon le revenu. Pour 120 000 € de revenu en secteur 1, la CARMF représente environ 18 900 € du total.
Mes dépassements d’honoraires changent-ils mes cotisations en secteur 1 ?
Oui. La prise en charge de la CPAM ne porte que sur les honoraires conventionnés, dépassements exclus. À revenu égal (180 000 € de recettes, 60 000 € de charges), un médecin de secteur 1 dont 50 000 € viennent de dépassements paie environ 33 100 € de cotisations, contre 28 900 € sans dépassement. Indiquez-les dans le champ « Dont dépassements d’honoraires » du simulateur pour en tenir compte.
Que paie-t-on la première année d’installation ?
Moins, mais seulement au début. Les deux premières années civiles, la CARMF calcule la retraite de base à titre provisionnel, sur un revenu forfaitaire de 9 131 € : 772 € en secteur 1 (part de l’Assurance maladie déduite), 968 € en secteur 2. La retraite complémentaire n’est pas due si vous avez commencé avant 40 ans. L’Urssaf appelle elle aussi des acomptes sur une base forfaitaire. L’écart avec votre revenu réel est régularisé ensuite : prévoyez la trésorerie correspondante dès la première année.
Le simulateur convient-il aux médecins remplaçants ?
Pas tel quel : il suppose un médecin installé. Un remplaçant dont le revenu net reste sous 15 000 € peut demander à être dispensé d’affiliation à la CARMF, s’il n’est pas redevable de la contribution économique territoriale. Cette période ne lui ouvre alors aucun droit à la retraite. S’il ne fait que des remplacements, avec au plus 19 000 € d’honoraires rétrocédés par an, il peut opter pour le régime simplifié des professions médicales (RSPM), le service médecin remplaçant de l’Urssaf : celle-ci applique un taux unique de 13,50 % jusqu’à 19 000 €, puis de 21,20 %, retraite complémentaire comprise et prise en charge de la CPAM déduite. Notre guide du médecin remplaçant détaille ces options.
Le simulateur suppose-t-il le micro-BNC ou la déclaration contrôlée ?
Le régime réel, dit de la déclaration contrôlée : vos cotisations y sont calculées sur votre revenu brut, recettes moins charges réelles (loyer, secrétariat, matériel, véhicule…). Le micro-BNC reste possible tant que votre chiffre d’affaires ne dépasse pas 83 600 € (seuil 2026-2028) : le bénéfice imposable devient alors forfaitaire, vos recettes moins un abattement de 34 %, et l’Urssaf part de cette même base, sans l’abattement de 26 % de la réforme. Si vos charges réelles dépassent 34 % de vos recettes, le réel est en général plus favorable : notre comparatif micro-BNC ou régime réel met les deux régimes en chiffres.
Et si j’exerce en SELARL ?
Gérant majoritaire, vous restez travailleur non salarié : pas de salaire, mais une rémunération de gérant, sur laquelle vous cotisez à l’Urssaf et à la CARMF comme en entreprise individuelle. Vos dividendes y sont soumis eux aussi pour la part qui dépasse 10 % du capital social, des primes d’émission et du solde moyen des comptes courants d’associés, une règle appliquée aux sociétés d’exercice libéral depuis 2009. À revenu égal, rémunération et dividendes concernés compris, le moteur de l’Urssaf aboutit aux mêmes cotisations qu’en entreprise individuelle : le simulateur reste une bonne estimation. Pour l’impôt, voyez la SELARL du médecin et l’imposition du gérant de SELARL (article 62 du CGI). Si la société est à l’impôt sur les sociétés, celui-ci porte sur son résultat : seules votre rémunération et vos dividendes entrent dans votre impôt sur le revenu.
Comment ces montants passent-ils dans ma déclaration fiscale annuelle ?
Le bénéfice de l’exercice, établi sur la 2035, est reporté sur le formulaire 2042 C PRO. Il y sert d’assiette à l’impôt sur le revenu, payé par acomptes du prélèvement à la source, et les cases de son volet social transmettent vos revenus à l’Urssaf et à la CARMF. Depuis la fermeture de la DS PAMC, le 30 novembre 2023, c’est le seul canal : une erreur de case se répercute sur le montant de vos cotisations.
Moteur de calcul relu par Baptiste Nava, expert-comptable, le 1ᵉr octobre 2026 : c’est le même que celui de notre simulateur général.
Méthode. Le simulateur s’appuie sur le moteur public de l’Urssaf, celui de mon-entreprise.urssaf.fr, avec les règles 2026 arrêtées au 23 septembre 2026 : plafond de la Sécurité sociale à 48 060 €, assiette sociale unique après abattement de 26 %, participation de l’Assurance maladie réservée au secteur 1.
Hypothèses. Vous exercez en entreprise individuelle, à la déclaration contrôlée, en métropole, sans ACRE ni revenus de remplacement, et vous vous êtes installé avant 40 ans. Vos recettes relèvent de l’activité conventionnée, hors les dépassements que vous indiquez. Les appels de l’Urssaf sont simplifiés : des provisionnels fondés sur vos revenus d’il y a deux ans, ajustés ensuite sur ceux de l’an dernier une fois déclarés.
Revenu avant cotisations, bénéfice imposable. Le premier, vos recettes moins vos charges professionnelles avant toute cotisation, sert de base à l’Urssaf et à la CARMF. Le second est celui de votre déclaration 2035 : cotisations déduites, CSG-CRDS non déductible réintégrée.
* Estimation indicative. Le résultat dépend uniquement des chiffres saisis et des hypothèses ci-dessus. Il ignore votre situation personnelle ainsi que les exonérations, dispenses ou majorations éventuelles, et peut s’écarter des sommes que l’Urssaf et la CARMF vous appelleront. Ce simulateur ne constitue pas une consultation et n’engage pas le cabinet : seul l’examen de votre dossier permet de chiffrer vos cotisations. Il ne remplace ni l’avis de votre expert-comptable, ni les montants notifiés par l’Urssaf et la CARMF, qui seuls font foi. Les règles sont celles connues au 23 septembre 2026 : une modification publiée depuis n’y est pas prise en compte.